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Samia Abbou éclate en sanglots à l’antenne

Évoquant l’état de santé des prisonniers politiques incarcérés dans le cadre d’une investigation sur une affaire de complot contre la sûreté de l’État, l’avocate Samia Abbou a éclaté en sanglots à l’antenne. 

Invitée de l’émission Politica du mardi 3 octobre 2023 sur Jawhara FM, l’avocate a dénoncé l’injustice et les abus commis contre les détenus politiques. « J’ai rendu visite à Jaouhar Ben Mbarek. Cela fait une semaine qu’il est en grève de la faim et on constate la fatigue (sur son visage) … C’est écœurant. C’est quelque chose que je ne peux tolérer en tant que militante des droits de l’Homme », a-t-elle raconté la voix étranglée par des sanglots. 


Revenant sur le cas de l’ancien ministre et secrétaire général d’Attayar, Ghazi Chaouachi, elle a accusé le président de la République de vengeance. « Il ne lui a pas pardonné ce qu’il avait dit sur le fait de lui garantir une voie de sortie sûre », a-t-elle expliqué, avant de s’adresser au président de la République laissant entendre qu’il est temps de mettre un terme à la souffrance des prisonniers politiques.  

Elle a annoncé, dans ce même contexte, que les familles et proches des détenus politiques s’organiseraient dans l’après-midi pour communiquer un ensemble d’actions prévues dans le cadre de leur contestation contre la détention préventive injustifiée des prisonniers politiques. 

 

Samia Abbou a ajouté que le président de la République n’avait cessé de faire valoir son intérêt personnel au détriment de l’intérêt national. « Il s’est laissé entraîner par l’obsession du pouvoir », a-t-elle signalé avant de revenir sur la question de la Cour constitutionnelle. « En cas de décès ou d\’invalidité du président de la République, c’est au président de la Cour constitutionnelle de le remplacer. Or, nous n’avons toujours pas de Cour constitutionnelle. Qui va donc assurer la stabilité du pays ? », a-t-elle relevé considérant que Kaïs Saïed n’a toujours pas entrepris le processus pour installer la Cour constitutionnelle par crainte qu’il ne lui arrive un incident et qu’il soit effectivement remplacé par le président de cette institution. 

« La présidence de la République n’est pas un héritage que vous a laissé votre père. Il s’agit d’une institution et vous n’êtes pas là à la présidence de la République en tant que personne, mais en tant qu’institution. Vous en êtes l’incarnation. Il est donc de votre devoir de faire passer l’intérêt général sur votre propre intérêt personnel », a-t-elle martelé à l’adresse du chef de l’État. 

 

Citant, également, le cas de l\’Instance provisoire chargée du contrôle de la constitutionnalité des projets de loi (IPCCPL) que Kaïs Saïed a supprimé, Samia Abbou a souligné que le président de la République avait fait table rase de toutes les institutions établies pour construire un système légal dont les répercussions sont inconnues. « Le président de la République n’est doté d’aucune ingéniosité pour être capable de mettre en œuvre un système de gouvernance qui n’a jamais existé auparavant », a-t-elle déclaré assurant que ce qu’a entrepris Kaïs Saïed n’est qu’une façon insidieuse pour se dérober à son devoir et les conséquences du pouvoir.  


N.J.

 

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