Le président de la République, Kaïs Saïed, a présidé ce lundi 9 octobre 2023 une séance de travail au palais de Carthage, en présence du chef du gouvernement, Ahmed Hachani, du ministre de la Défense nationale, Imed Memmich, du ministre des Affaires étrangères, Nabil Amar, du ministre des Affaires sociales, Malek Ezzahi, du ministre de la Santé, Ali Mrabet, du ministre-conseiller auprès du président de la République, Mustapha Ferjani, et du président du Croissant Rouge, Abdellatif Chabbou.
Lors de cette réunion, des discussions ont eu lieu sur les moyens de soutenir le peuple palestinien sur le plan diplomatique et dans le domaine de la santé, en fournissant les médicaments, les instruments chirurgicaux nécessaires, et en faisant des dons de sang.
De plus, il a été convenu d\’envoyer des générateurs électriques mobiles spéciaux après la coupure d\’électricité dans une grande partie de la bande de Gaza. « Des contacts ont été établis entre le Croissant Rouge tunisien et le Croissant Rouge palestinien pour déterminer les besoins des citoyens palestiniens face à l\’ennemi sioniste », indique le communiqué.
Dans le même contexte, il a également été discuté de la possibilité de transférer un certain nombre de blessés palestiniens en Tunisie, ainsi que la possibilité d\’envoyer des cadres médicaux et paramédicaux tunisiens spécialisés en Palestine.
Dans une vidéo publiée par la présidence de la République, le chef de l’Etat indique : « Les communiqués et les prises de position ne sont pas suffisants. Le soutien doit être réel. Il faut soutenir nos frères en Palestine dans leur mouvement de libération… Même dans les médias, on essaye d’induire l’opinion publique en erreur. Ils parlent de la bande de Gaza pour ne pas dire Palestine… Cela n’a aucun sens, le seul but étant de faire sortir Palestine de la pensée arabe, pour voir où en est arrivé le mouvement sioniste. Quand ils parlent d’Israel, ils parlent de bombardements, mais quand il s’agit de Palestine, ils parlent de jets, comme s’il s’agissait de jets de pierres. Même au niveau des termes, nous pouvons voir à quel point le mouvement sioniste s’est infiltré dans les médias”.
Et d’ajouter : “Puis au niveau de la légalité internationale, il va y avoir plusieurs développements… Cette légalité illégitime… Aujourd’hui, l’objectif de cette réunion est de ne pas s’arrêter au soutien des communiqués. Le soutien doit être par les moyens à notre disposition”, souligne-t-il, rappelant qu’il y avait des associations en Tunisie qui apportaient leur soutien à la Palestine et à son peuple depuis les années 30. “Aujourd’hui, c’est une question de libération. Le soutien ne doit pas être que médiatique. Il faut un soutien médical pour le peuple palestinien, c’est notre devoir. La cause est celle de la Palestine et non pas uniquement de Gaza”.
Samedi 7 octobre, la présidence de la République a exprimé, dans un communiqué, son soutien total et inconditionnel au peuple palestinien appelant toutes les forces vives du monde à se tenir aux côtés du peuple palestinien et à se souvenir des massacres perpétrés « par l\’ennemi sioniste contre le peuple arabe en Palestine et contre la Ouma toute entière ».
« Le monde entier ne doit pas oublier les massacres perpétrés par l’ennemi à Al-Dawayima, dans la ville d\’Al-Sheikh, à Deir Yassin, à Kafr Qasim, à Khan Yunis, à la mosquée Al-Aqsa, à la mosquée Ibrahimi et ailleurs. Il ne doit pas non plus oublier les centaines de victimes, les milliers de personnes qui ont été déplacées de leurs maisons et privées de leurs terres. Ils doivent se souvenir de ces dates et reconnaître le droit à une résistance légitime à l\’occupation et ne pas considérer cette résistance comme une agression ou une escalade », poursuit la présidence.
S.H










