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Une file d’attente pour les Tunisiens, une autre pour les Subsahariens

 

Bienvenue dans la Tunisie de 2024. Dans ce petit pays de l’Afrique du Nord, signataire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme depuis sa promulgation en 1948, si vous êtes un migrant subsaharien, il faut éviter de se mettre dans la même file d’attente que les Tunisiens. À défaut et si vous osez vous mêler au peuple autochtone, c’est un déluge d’insultes qui s’abattra sur vous. 

Une scène surréaliste vous dites? Nullement ! À Sfax, les choses prennent une tournure des plus ahurissantes. Pour prendre un ticket de transport public, on a aménagé une queue pour les Tunisiens et une autre pour les migrants subsahariens. Une courtoisie qu’un agent sécuritaire n’a pas hésité à instaurer pour nos amis Subsahariens qui, à son avis, devraient « remercier Dieu car on les autorise encore à monter dans les mêmes véhicules que nous », les Tunisiens. 

Fort heureusement, il y a encore parmi ce peuple quelques uns qui n’hésitent pas à dénoncer ce genre de scène digne de l’époque d’avant le mouvement des droits civiques aux États-Unis. 

« Une scène très répugnante, l’humiliation et la déconsidération que ces gens ressentent sont telles que nul ne peut s’imaginer à leur place. J’ai tenté de discuter avec ce monsieur (l’agent sécuritaire, ndlr), mais malheureusement il n’y avait pas moyen de lui faire entendre raison. Je me suis excusé auprès de ces gens dont le seul péché était d’avoir fui des pays en guerre ou d’avoir rêvé d’améliorer leur situation économique (…) », a écrit un internaute notant : « Dans un pays qui a promulgué en 2018 une loi criminalisant toutes les formes de discrimination raciale, nous voyons encore de telles pratiques inhumaines… ». 

N.J 

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