Le dirigeant nahdhaoui, Abdelfattah Taghouti, est revenu sur la situation politique du pays affirmant que la classe politique, son parti Ennahdha y compris, a échoué dans sa tentative d’améliorer la situation socio-économique des Tunisiens, une des revendications de la révolution de 2011.
Invité d’Elyes Gharbi dans l’émission Midi Show sur Mosaïque FM, le politicien a imputé cet échec à l’absence d’un consensus large entre les composantes politiques et la lutte pour le pouvoir notant que le mouvement islamiste a payé au prix fort ses erreurs.
Il a ajouté que le gouvernement actuel souffrirait des mêmes problématiques que les gouvernements précédents, alors qu’il n’y a point de lutte pour le pouvoir. Critiquant la situation politique, il a avancé que la classe politique avait besoin d’apprendre de ses erreurs, identifier les éléments nécessaires pour construire une démocratie et des partis politiques.
Il a souligné, dans ce sens, qu’Ennahdha était un parti flexible capable de tirer les bons enseignements estimant que le mouvement islamiste est devant la nécessité de réformer. Il a rappelé que le parti avait engagé le processus en décidant l’organisation de son congrès qui ne s’est toujours pas tenu en raison de l’interdiction de rassemblement qui lui a été imposé et la fermeture de ses locaux.
Revenant sur la question de rebranding du parti annoncée par le secrétaire général du parti, M. Taghouti a assuré que cela n’était point le fruit de pressions extérieures, mais émanait essentiellement d’une évaluation qui a abouti à la nécessité d’aller vers un renouveau du mouvement.
Il a avancé, également, que si le parti finirait petit s’il n’entreprenait pas les réformes nécessaires estimant que le parti à besoin de se moderniser et de régénération.
Interpellé sur une éventuelle participation aux élections, il a indiqué que le parti prendrait position à ce sujet si les conditions sont remplies pour l’organisation des élections. Il a précisé, toutefois, que le débat était en cours au sein d’Ennahdha en tant que composante du Front de salut national.
N.J










