Le secteur bancaire et financier serait ciblé. C’est ce qu’a affirmé, mardi 6 février 2024, Ahmed Jaziri, secrétaire général de la Fédération générale des banques et des institutions financières, relevant de l\’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a rapporté le même jour l\’organe de presse de la centrale syndicale \’\’Echaab News\’\’.
Le syndicaliste a évoqué dans ce cadre la diabolisation du secteur. Et de rappeler que le secteur participe à hauteur de 28% des recettes fiscales de l’État et qu’une bonne partie de ses revenus profite également à l’État. Il pense aussi que les récentes mesures fiscales imposées au secteur pourraient l’épuiser.
En outre, M. Jaziri a estimé que la poursuite du dialogue au sein du secteur est importante et a conduit aux actuels avantages de ses employés ainsi qu’à sa pérennité.
Commentant le projet de loi visant à amender le statut de la BCT pour permettre le financement du Trésor public à travers des facilités, Ahmed Jaziri a estimé qu’il représente un risque d’aggravation de l’inflation et de la crise économique. Pour lui, la gestion des affaires économiques se fait de manière improvisée en l\’absence d\’une stratégie claire.
Rappelons dans ce cadre que le gouvernement a proposé au parlement un projet de loi visant à amender le statut de la BCT pour permettre le financement du Trésor public à travers des facilités et qui sera discuté ce mardi 6 février 2024 en plénière. Or, tous les experts économiques ont mis en garde contre cet amendement et les risques sur le pays notamment en ce qui concerne la hausse de l’inflation et le glissement du dinar.
I.N.










