Le PDG de la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (Sonede), Ahmed Soula, est revenu, mercredi 27 mars 2024, sur la dernière augmentation des prix de l\’eau potable.
M. Soula a affirmé que cette hausse vise à couvrir graduellement les coûts de la production de l’eau potable, les coûts de production dépassant les prix de vente. Afin de parvenir aux équilibres financiers de la société, des augmentations de prix sont opérées périodiquement pour les plus gros consommateurs d’eau, a-t-il expliqué au micro de Nabila Abid dans l’émission Yaoum Said sur la Radio Nationale.
Et de souligner que les prix n’ont pas augmenté pour 44,3% des consommateurs (environ 1,5 million d’abonnés sur un total de 3,2 millions d’abonnés aux services de la Sonede) dont la consommation ne dépasse pas les vingt m3 au cours d’un trimestre. Les 55,7%, soit environ 1,8 millions d\’abonnés, ont eu, pour leur part, des augmentations de prix allant de 0,075 dinar à 0,32 dinar sur le m3. Les augmentations de 0,32 dinar par m3 concernent ceux qui consomment plus de 150 m3 dans un trimestre.
Le coût moyen de production de l’eau potable est estimé à 1,485 dinar le m3 alors qu’il est vendu en moyenne à 1,37 dinar le m3 : donc 90% du coût est couvert par le prix de vente, a indiqué le PDG.
Ahmed Soula a aussi assuré que les dernières précipitations ont un peu amélioré la situation. Mais, selon lui, la crise hydrique se poursuit et les réserves dans les barrages ne sont pas rassurantes, avec un taux de remplissage d’à peine 36%. Certes, ce taux est meilleur que celui de l’année dernière. Mais, il est toujours insuffisant pour reprendre une consommation normale, d’où la nécessité de poursuivre le plan de la rationalisation d’eau, entamer depuis fin mars 2023.
I.N.










