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Mahfoudh : l’affaire du complot est un nouveau chapitre dans l’histoire des procès politiques en Tunisie

Le professeur de droit constitutionnel et ancien soutien du pouvoir en place, Amin Mahfoudh, est intervenu lundi 14 avril 2025 sur les ondes de Jawhara FM, afin de revenir sur l’affaire du complot contre la sûreté de l’État.

« Vu notre spécialité et notre travail, nous nous référons toujours à la législation et aux textes en vigueur », a indiqué l’invité de l’émission Politica, tout en ajoutant qu’il décryptait également les discours politiques afin de traiter n’importe quelle affaire.

M. Mahfoudh a qualifié l’affaire du complot contre la sûreté de l’État de « nouvel épisode des procès politiques dans l’histoire de la Tunisie ». Il a expliqué que la Tunisie ne dispose pas d’un pouvoir judiciaire neutre et indépendant. Il a ensuite affirmé que le président de la République intervenait et influençait la justice en se référant aux décrets qui lui permettent de limoger des magistrats.

« Il faut savoir que la composition de la chambre judiciaire chargée de trancher dans cette affaire est illégale, puisque la ministre de la Justice avait nommé le président de cette chambre par une simple note, ce qui remet en cause sa neutralité », a dénoncé l’invité de Zouhaïr El Jiss. Il a également indiqué que le juge d’instruction initial avait refusé le recours à une audience à distance, refus pour lequel il a été écarté du dossier.

« Le recours au procès à distance est une violation flagrante de la loi », a dénoncé M. Mahfoudh. Il a ensuite qualifié la décision de clôture de l’enquête de « communiqué d’un parti politique », ajoutant qu’elle témoigne d’un alignement derrière le président de la République.

« Kaïs Saïed avait dit, après le décès du martyr Brahmi, qu’ils partent tous avec leur majorité et leur opposition. Quand je lis le dossier de l’affaire, je constate que les accusés ne peuvent pas être regroupés, vu leurs orientations politiques. D’où vient cette volonté de les faire tous envoyer en prison ? », a déclaré Amin Mahfoudh. Il a poursuivi : « C’est honteux de ne pas pouvoir convoquer des figures politiques faute de conditions de sécurité. »

Amin Mahfoudh a conclu : « le peuple a le droit de connaitre la vérité et d’assister à ce procès. »

H.K

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