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Droit à la défense en Tunisie : quand l’assemblée des avocats entre en collision avec la réalité du tribunal

Par Myriam Ben Zineb

L’avocate Ines Harrath a réagi à l’annonce de l’assemblée organisée par l’Ordre national des avocats de Tunisie le 10 novembre, en soulignant une coïncidence symbolique.

« La chambre 27 de la cour d’appel de Tunis, spécialisée dans les affaires de terrorisme — justement celle avec laquelle nous devons discuter du rôle de l’avocat dans le procès pénal pour un procès équitable — tiendra audience lundi matin. Nous devrons donc choisir entre assister à la séance d’information et exercer effectivement ce rôle au tribunal ».

Par cette remarque, l’avocate met en évidence un paradoxe : les avocats sont invités à débattre du rôle de la défense dans un procès équitable, au moment même où ils doivent le négocier et l’exercer concrètement devant les juridictions.

Cette coïncidence illustre les tensions entre les exigences théoriques du débat juridique et les réalités du terrain, où les avocats demeurent les garants, souvent sous pression, du respect des droits de la défense.

M.B.Z

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Commentaire

  1. HatemC

    31 octobre 2025 | 10h05

    On dirait une petite abeille manque plus que les antennes,… non je ne me permettrai pas de moquer cette personne …
    Toutefois mon exaspération face à ce que je perçois comme une instrumentalisation de la religion pour imposer une vision rétrograde du rôle de la femme.

    Il faut reconnaître une triste prouesse aux intégristes : celle d’avoir réussi à rabaisser la femme sous prétexte de piété.
    En prétendant la « protéger », ils l’ont enfermée dans un symbole d’humiliation qu’ils appellent modestie — le voile.

    Ce qui choque, ce n’est pas seulement l’obligation vestimentaire, mais la logique qu’elle véhicule : celle d’un DIEU QUE L’ON CORRIGE.
    Car si Dieu a créé la femme avec des cheveux, pourquoi faudrait-il les cacher ?
    N’est-ce pas là une manière de dire que la création divine serait imparfaite ?

    Plus grave encore, cette idéologie a gagné jusqu’à certaines femmes instruites, diplômées, parfois même avocates ou enseignantes.
    Comme si le savoir ne suffisait pas toujours à libérer l’esprit critique. Le diplôme, en soi, ne fait pas la culture ni la liberté intérieure.

    Le véritable respect du divin n’est pas dans la contrainte, mais dans la dignité et le libre arbitre.
    Et la foi, quand elle devient instrument de domination, cesse d’être foi pour devenir un outil de pouvoir.