Évoquant le phénomène de la migration irrégulière, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti a annoncé le mardi 11 novembre 2025 que 19.089 migrants irréguliers avaient regagnés leurs pays d’origine entre 2022 et fin octobre 2025 dans le cadre du retour volontaire.
Le retour volontaire consiste, rappelons-le, à permettre aux migrants de rentrer dans leur pays de manière libre et informée, avec un soutien logistique, administratif et parfois financier, tout en respectant leur dignité et leurs droits fondamentaux.
Dans son intervention lors de la plénière consacrée à l’examen du budget de son département, il a réitéré que « la Tunisie a refusé, refuse et refusera d’être une terre de transit ou de rapatriement pour les migrants et les demandeurs d’asile ».
Il a toutefois souligné que le pays demeure attaché au respect des droits humains et de la dignité des migrants irréguliers, qu’il considère comme des victimes des systèmes économiques de leurs pays d’origine et des réseaux de traite des êtres humains. La Tunisie, a-t-il ajouté, aborde cette question avec un sens élevé de responsabilité, dans le cadre du respect du droit international.
Dans ce contexte, la Tunisie a, selon Mohamed Ali Nafti, augmenté ses contributions financières auprès de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) afin de mettre en place un programme de retour volontaire des migrants vers leurs pays d’origine.
Le ministre a également affirmé que la coordination avec les pays voisins se poursuivait, annonçant la tenue prochaine d’une deuxième réunion du groupe de travail tuniso-algéro-libyen, destinée à rapprocher les points de vue et à définir des mesures communes pour endiguer la migration irrégulière dans la région.
Le responsable a, par ailleurs, mis en garde contre « toute instrumentalisation politique ou médiatique irresponsable de la souffrance de ceux que nous considérons comme des victimes de la migration irrégulière », appelant à une approche fondée sur la responsabilité et la solidarité internationale.
Il a tenu à rappeler que la Tunisie « n’a jamais renié et ne reniera jamais sa responsabilité humaine et éthique », réaffirmant l’engagement du pays à respecter et à promouvoir les droits humains dans le traitement de la question migratoire.
N.J.










