L’Organisation tunisienne des jeunes médecins a annoncé, jeudi 13 novembre 2025, un mouvement national prévu pour le 19 novembre, afin de dénoncer « la politique de laxisme et de mépris » qu’elle attribue au ministère de la Santé dans le traitement de leurs revendications.
Selon le communiqué publié à l’issue d’assemblées générales tenues dans les facultés de médecine, les jeunes médecins observeront une grève générale d’un jour dans toutes les facultés de médecine et dans l’ensemble des structures sanitaires et universitaires. Les services des urgences fonctionneront normalement, tandis que les autres services se limiteront aux seules gardes.
L’organisation appelle, en parallèle, à une manifestation devant l’Assemblée des représentants du peuple, en pleine séance consacrée à l’examen du budget du ministère de la Santé.
Ce mouvement intervient sur fond de tensions persistantes autour de l’accord du 3 juillet 2025, conclu après « un dialogue responsable » entre les parties mais toujours pas appliqué. Les jeunes médecins dénoncent notamment le non versement des indemnités de garde, bien que le ministère se soit engagé à les régler avant fin août 2025 et le blocage des mesures d’exemption, de report ou de maintien du lieu d’affectation dans le cadre du service civil, malgré un accord de mise en œuvre dès septembre 2025. Ils déplorent également le retard dans la publication du décret portant augmentation du salaire mensuel à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.
L’Organisation tunisienne des jeunes médecins tient le ministère de la Santé et l’Ordre des médecins, garant de l’accord, entièrement responsables « des perturbations prévues dans les établissements publics » et de « la colère grandissante » dans les rangs des jeunes praticiens.
Elle réaffirme, enfin, son attachement à « un dialogue sérieux et efficace » et promet de poursuivre son action « jusqu’à l’application intégrale de l’accord et la restauration de la confiance dans la réforme du système de santé publique ».
M.B.Z










