Le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, 14 novembre 2025, au palais de Carthage, la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri. L’entretien a été consacré au fonctionnement de plusieurs services publics, qui doivent, selon le chef de l’État, être fondés sur une neutralité totale et répondre aux attentes légitimes du peuple tunisien.
Kaïs Saïed a insisté sur la nécessité d’une harmonie complète au sein de l’équipe gouvernementale, soulignant que de nombreux responsables, tant au niveau central que régional et local, n’ont pas encore compris la nature de la phase que traverse la Tunisie. Il a affirmé qu’aucune tolérance ne sera accordée à ceux qui manquent à leurs devoirs, d’après un communiqué publié à 4h01 du matin.
Le président a également dénoncé certains responsables qui, malgré leur manque de discrétion, tentent d’attiser les tensions et justifient leurs dépassements — voire leurs « crimes », selon ses termes — en prétendant exécuter les directives du chef de l’État. Il a rappelé que lui-même intervient souvent pour résoudre des problèmes relevant normalement des autorités locales, régionales ou centrales.
Kaïs Saïed a conclu en soulignant que l’État tunisien ne cherche à nuire à personne, mais qu’il ne tolérera jamais que l’on s’en prenne à un Tunisien. Il a mis l’accent sur le rôle crucial de la jeunesse, appelée à reprendre le flambeau et à s’engager dans ce qu’il a qualifié de « lutte de libération nationale », nécessitant un profond sens des responsabilités.
Il a affirmé que la compétence dépourvue de patriotisme n’a pas sa place, rappelant que le peuple tunisien a tracé son chemin par son sang et ses souffrances. Selon lui, il est impératif d’accélérer le travail dans tous les domaines pour répondre à ses attentes, et personne n’a d’excuse pour décevoir les aspirations du peuple.
S.F











3 commentaires
HatemC
Le message de Kaïs Saïed, encore une fois, n’est pas un appel au travail :
C’est un appel à l’alignement total, un avertissement à ceux qui n’appliquent pas sa vision unique — et un moyen d’excuser sa propre impuissance en fabriquant des ennemis imaginaires.
À force de voir des traîtres partout, il finit par oublier l’essentiel :
UN PAYS NE SE GOUVERNE PAS PAR LA SUSPICION MAIS PAR UN PROJET
Kaïs Saïed persiste dans son récit préféré :
il serait entouré de traîtres, de saboteurs, de responsables défaillants qui l’empêchent d’accomplir sa “mission historique”
Sauf que la réalité est beaucoup plus simple — et beaucoup plus gênante pour lui :
1. Il a nommé lui-même la quasi-totalité de ces responsables qu’il accuse.
Ministres, gouverneurs, directeurs généraux, hauts cadres…
Presque tout l’appareil administratif actuel est issu de sa propre sensibilité, ou choisi par des gens qu’il a directement placés.
2. Plus il échoue, plus il doit inventer des ennemis intérieurs.
C’est la stratégie classique des dirigeants en panne de résultats
………………HC
Hannibal
Responsables défaillants ? J’en vois un là tout de suite. Que devons-nous faire pour soulager ses souffrances et surtout les nôtres ? Quelqu’un a une idée ?
Fares
Du charabia, combien de temps va-t-il encore tenir avec ces discours bateaux et incohérents avec la réalité tunisienne? En attendant, les corrompus qui l’entourent se remplissent les poches!!!