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Abdessattar Zarai relance la polémique avec un nouveau plaidoyer en faveur de la polygamie

Par Myriam Ben Zineb

Le député Abdessattar Zarai a ravivé, mercredi 19 novembre 2025, la controverse autour de la polygamie en publiant un nouveau message sur Facebook. Cette prise de position survient au lendemain de son intervention lors de la plénière consacrée au budget du ministère de la Femme, de la Famille et des Seniors, où il avait déjà appelé à une révision du Code du statut personnel (CSP) et présenté la polygamie comme une piste de réponse à certains problèmes sociaux.


Dans son post, Abdessattar Zarai réaffirme sa vision : « la femme vertueuse est une couronne posée sur ma tête », dit-il, assurant vouloir défendre « la justice et l’égalité réelle entre l’homme et la femme ». Il accuse les lois actuelles du CSP d’avoir « détruit la famille de l’intérieur » et d’avoir « lésé » autant les hommes que les femmes.


Le député insiste également sur la polygamie, qu’il décrit comme « une liberté personnelle », que chacun serait libre de pratiquer « dans le cadre licite ». Quant à celles qui tiennent à être les seules épouses de leurs maris, il les invite à « aimer, soutenir et ne pas menacer avec la pension en cas de divorce ».

Cette nouvelle sortie a immédiatement suscité une large réaction. La ministre de la Femme, Asma Jabri, présente lors de la plénière la veille, avait déjà répondu avec fermeté. Elle avait affirmé qu’« aucun retour en arrière n’est possible sur les acquis des femmes en Tunisie », rappelant l’engagement de l’État à les protéger et à consolider leurs droits.

La présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne (UNFT), Radhia Jerbi, a également dénoncé sur les réseaux la focalisation du débat sur la polygamie, jugeant cette réduction indigne au regard de l’ampleur des défis sociaux qui touchent les familles tunisiennes et qualifiant de honteux les propos du député.

M.B.Z

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5 commentaires

  1. zaghouan2040

    20 novembre 2025 | 8h12

    Ce n’est pas la polygamie qui va effacer les mentalités féminines et masculines prégnantes dans notre société d’aliénés
    La chute vertigineuse des mariages et du taux de natalité est un symptôme pas une cause
    La société déshumanisée cynique criminalisee et surtout profondément hypocrite dans laquelle nous vivons est incompatible avec la stabilité de relations dites sentimentales ou même parfois -et de plus en plus souvent – de respect mutuel et de solidarité

  2. ZARZOUMIA

    20 novembre 2025 | 2h00

    Wou jaieb ma andou ! s’il est marié , il ne va pas être déçu ( CHACUN SON TOUR YA MDEK ) .

  3. Hannibal

    19 novembre 2025 | 22h58

    Oh, vous n’avez pas appliqué mon conseil après votre première intervention en tant que pseudo député.
    Finalement, je m’aperçois que votre cas plus grave. Je suis certain que vous avec des casseroles avec les femmes et je les appelle à faire entre leurs voix.
    En attendant, partez vivre au Gabon où la polyandrie est pratiquée. Ce sera pour vous une bonne cure de désintoxication.

  4. Karim

    19 novembre 2025 | 20h05

    La polygamie puis le voile puis l’égalité dans l’héritage puis l’âge de mariage Pui la circoncision des filles et …etc ..
    Ça arrive par vague de deux sujets généralement entre décembre et mars

  5. HatemC

    19 novembre 2025 | 18h06

    Quand un pseudo député en 2025 ose écrire que les femmes doivent « aimer, soutenir, et ne pas menacer avec la pension », cela ne s’appelle pas une opinion.
    Cela s’appelle de la misogynie revendiquée, emballée dans un vernis pseudo-religieux pour lui donner un semblant de respectabilité.

    Il y a des moments où la politique tunisienne touche le fond.

    La Tunisie mérite des penseurs, des bâtisseurs, des visionnaires.
    Pas des députés prisonniers d’un passé qu’ils tentent d’imposer aux autres.

    S’il a osé publier un message pour défendre la polygamie, ce n’est pas un accident ni une lubie personnelle.
    Ça veut dire qu’il a été mandaté, poussé, encouragé par un courant bien précis :
    celui des milieux religieux rétrogrades qui rêvent de tirer la Tunisie vers le fond, vers l’obscurantisme, vers un modèle de société.

    Ce genre de sortie n’arrive jamais toute seule.
    Quand un député teste publiquement une idée aussi dangereuse, c’est qu’il sait qu’il a une base derrière lui — des prédicateurs, des réseaux conservateurs, des idéologues qui veulent détricoter progressivement le Code du statut personnel, pierre après pierre.

    Et c’est toujours la même méthode :
    – On lance une “idée choquante” pour sonder l’opinion,
    – On observe les réactions,
    – Et si ça passe, on en remet une couche.

    Ce n’est pas de la religion, c’est de la manipulation politique.
    Et le pire, c’est que certains veulent réellement entraîner ce pays dans la régression la plus totale, comme si l’avenir de la Tunisie devait se jouer dans les normes du 7ᵉ siècle.