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Ridha Belhaj met fin à sa grève de la faim et lance un appel contre l’injustice

L’avocat et activiste politique, Ridha Belhaj, détenu à la prison de Siliana dans le cadre de l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État, a publié mercredi 19 novembre 2025, une lettre depuis sa cellule annonçant la fin de sa grève de la faim.

Dans son message, rendu public par son comité de défense, le détenu politique précise que cette décision n’est « ni un signe de faiblesse ni un recul, mais un moyen de préserver ses forces afin de poursuivre son combat pour la dignité, les droits et les libertés en Tunisie ».

« J’ai mis fin à ma grève de la faim, mais je n’ai pas levé ma volonté ni mon engagement. Notre lutte contre l’injustice continue », écrit-il.

Il insiste sur le fait que son combat dépasse l’aspect physique et qu’il se concentre désormais sur le principe et la défense des droits fondamentaux : « Nous n’avons jamais baissé les bras, et nous ne le ferons pas tant que le pays sera confronté à l’injustice ».

Un contexte de détention politique et de critiques judiciaires

Cette lettre fait suite à une précédente communication, publiée le 14 novembre 2025 depuis la prison de Siliana, dans laquelle Ridha Belhaj dénonçait le pouvoir judiciaire tunisien, accusé de traverser « ses pires moments depuis l’indépendance ». Il y comparait la situation à « l’époque des ténèbres et du Moyen Âge », critiquant les procès à distance et la dissimulation de témoins, qu’il considère comme une violation des droits fondamentaux des accusés.

À l’époque, Ridha Belhaj soulignait que les garanties de la justice moderne – présence du prévenu, le caractère public des audiences, droits de la défense et droit à la confrontation – sont aujourd’hui « piétinées » en Tunisie. Il dénonçait également une politique de maltraitance organisée visant à briser la résistance des détenus d’opinion et à instiller la peur dans les forces sociales et civiles.

Ridha Belhaj avait alors appelé à la mobilisation pour « libérer la justice de la mainmise du pouvoir » et renforcer la solidarité entre détenus politiques. Il avait également exprimé son soutien au militant et universitaire Jaouhar Ben Mbarek, en grève de la faim solidaire avec lui depuis le 8 novembre.

Appel à la mobilisation le 22 novembre

Dans sa nouvelle lettre, Ridha Belhaj invite les citoyens à participer massivement à la marche prévue le samedi 22 novembre 2025, qu’il décrit comme « une étape supplémentaire dans un chemin que le pouvoir ne souhaite pas que nous empruntions… mais que nous suivrons ».

Il conclut en rappelant que la voix de la justice et de la liberté reste plus forte que toutes les contraintes, tant que le combat pour les droits humains perdure : « Que votre présence soit notre message le plus fort : n’ayons pas peur, ne reculons pas ».

R.B.H

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Commentaire

  1. Karim

    19 novembre 2025 | 20h09

    Par pitier trouvez autre chose… Ça devient tellement ridicule… C’est avis de début et de fin de grève de faim