Lors de la séance plénière du mercredi 19 novembre 2025, consacrée à l’examen du budget du ministère de la Santé, la députée Dalel Lamouchi est revenue sur l’état du secteur public de la santé dans le gouvernorat du Kef, région qu’elle représente.
S’adressant au ministre de la Santé, Mustapha Ferjani elle a souligné que la gestion des directions régionales ne saurait se limiter à des communications sur les réseaux sociaux. « Les directions régionales ne se gèrent pas à travers des publications sur Facebook », a-t-elle insisté.
Si elle a reconnu une légère amélioration au niveau de certaines structures, elle a toutefois déploré la persistance de problèmes majeurs : « Non, monsieur le ministre, la santé ne vole pas haut au Kef », a-t-elle martelé.
La députée a critiqué la pratique consistant à dépêcher temporairement des spécialistes, comme des cardiologues, pour des interventions limitées, avant de présenter l’hôpital comme consolidé et son personnel étoffé sur les réseaux sociaux : « Détacher un médecin spécialiste à l’hôpital de Jerissa pour seulement deux heures, ou l’envoyer ailleurs, puis annoncer sur Facebook que la santé ‘vole haut’, c’est nous prendre pour des imbéciles », a-t-elle dénoncé.
Dalel Lamouchi a précisé que le secteur ne pourrait véritablement être qualifié de performant que « lorsqu’on verra s’ouvrir les portes du centre de dialyse à Dahmani ». Elle a mis en garde contre les slogans trop flatteurs, qui donnent une image trompeuse de la situation réelle : « J’entends ce slogan — ‘la santé vole haut’ — tous les jours et vous allez être induit en erreur en pensant que tout va bien, mais ce n’est nullement le cas. »
La députée a également pointé les difficultés logistiques de l’hôpital de Sers, où deux des trois ambulances disponibles sont actuellement hors service pour des raisons mécaniques. « Assez des publications. Ce n’est pas comme ça qu’on gère les choses », a-t-elle conclu.
N.J











2 commentaires
HatemC
Indispensables ?
Ils le croient, oui.
Les uns parce qu’ils ont été “élus”, les autres parce qu’ils ont été “nommés”.
Ils pensent que cette légitimité papier les rend utiles… alors qu’ils ne servent strictement à rien.
En Tunisie, les élections sont une mascarade, et les ministres ne sont que des pions qu’on déplace pour donner l’illusion d’un État qui fonctionne.
Le pays coule, eux paradent.
Voilà la vérité ….
HatemC
Cette assemblée n’est pas un lieu où l’on construit, mais un espace où l’on se donne en spectacle.
Une chambre des pleurs.
Une pièce de théâtre mal jouée.
Un simulacre de contrôle démocratique …. la député a vidé son sac, elle a eu son quart d’heure de célébrité , le ministre a accusé le coup, voilà tout comme l’autre qui a parlé de Polygamie, enfin voilà c’est une séance ordinaire ou le débat vole haut très haut des mensonges et du vent.
Une putain de mascarade qui coute cher au pays …
Chaque année qui passe, la Tunisie prend dix ans de retard.
Pas à cause du destin, mais à cause de ces « serviteurs » qui ne servent à rien.
Ils n’ont aucune idée du mal qu’ils infligent au pays … et pire : ils se croient indispensables …. HC