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La vérité derrière les accusations de harcèlement à l’INS lancées par Syrine Mrabet

Par Raouf Ben Hédi

À la suite de l’intervention de la députée Syrine Mrabet au Parlement, vendredi 21 novembre 2025, Business News a sollicité l’Institut national de la statistique (INS) afin d’obtenir des éclaircissements sur les accusations portées contre l’un de ses responsables.

Lors de l’audition du ministre de l’Économie, l’élue avait évoqué un dossier qu’elle a décrit comme « grave », mentionnant à la fois des soupçons de corruption au sein de l’institution et un cas présumé de harcèlement moral, physique et d’extorsion impliquant une femme résidant à la cité d’Ezzouhour.

Ce qu’a affirmé la députée au Parlement

Dans son intervention, Syrine Mrabet a affirmé détenir « un rapport complet » sur des dépassements présumés au sein de l’INS. Elle a ensuite insisté sur ce qu’elle a présenté comme « le point le plus important » : un cas présumé de harcèlement impliquant un cadre de l’institution.
L’élue a brandi des captures d’échanges WhatsApp et Messenger qu’elle a qualifiés d’« immoraux », ainsi que des photos présentées comme des preuves. Elle a soutenu que la victime n’avait pas pu maintenir sa plainte en raison d’un « harcèlement constant » et d’une culpabilisation sociale.

La version de l’INS : une enquête interne suivie d’un non-lieu judiciaire

Contactée par Business News, une source au sein de l’INS indique qu’à la suite des signalements, une enquête administrative avait été ouverte. Celle-ci aurait mis en lumière une suspicion de racket.

Toujours selon cette source, l’INS avait classé son enquête interne après le dépôt d’une plainte, la procédure administrative devant être suspendue en cas de traitement judiciaire.

En juin 2025, la justice a rendu une décision de non-lieu, dont Business News a pu consulter une copie. Cette décision blanchit l’employé mis en cause au terme de l’instruction. L’INS affirme, à ce stade, ne disposer d’aucune base légale pour prendre des mesures supplémentaires à l’encontre de son agent, compte tenu de cette issue judiciaire.

L’intervention de la députée et les documents qu’elle affirme détenir pourraient relancer le débat autour de la gestion des plaintes pour harcèlement au sein des institutions publiques.
Du côté de l’INS, on assure rester « disposé à collaborer avec toute autorité compétente » si de nouveaux éléments venaient à être communiqués.

R.B.H

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