Vendredi 21 novembre 2025, la députée Syrine Mrabet a pris la parole au Parlement, lors de l’audition du ministre de l’Économie, pour dénoncer un cas de harcèlement moral et physique.
Elle a d’abord évoqué la situation de l’Institut national de la statistique (INS), affirmant être venue avec « un rapport complet prouvant des dépassements graves et des actes de corruption », appelant le ministre à accorder à ce dossier présumé « toute l’attention nécessaire ».
Mais il y a un point qu’elle a présenté comme étant « le plus important » de son intervention : « Je souhaite dénoncer aujourd’hui le cas d’une femme de la cité d’Ezzouhour, victime, de la part d’un responsable de cet institut, de harcèlement moral, physique et d’extorsion », a-t-elle déclaré.
Pour étayer ses propos, elle a brandi des échanges sur WhatsApp et Messenger, affirmant également détenir des photos prouvant que cet homme envoyait à la victime des messages qu’elle a qualifiés d’« immoraux ». « Ce que je lis ici est tout simplement honteux », a-t-elle ajouté.
S’adressant au ministre, Mme Mrabet a insisté : « Autant vous êtes poli, autant toute votre délégation doit l’être également. »
Elle a enfin déploré que la victime ait dû abandonner sa plainte, à cause d’un harcèlement constant de la part de cet homme, et « culpabilisée par des propos tels que ‘la société tunisienne ne pardonne pas’ ».
R.B.H











Commentaire
HatemC
En lisant cet article, on se demande si le Parlement tunisien n’est pas devenu un bureau des plaintes.
Syrine Mrabet effleure à peine les accusations de corruption à l’INS, mais s’attarde sur un fait divers qui relève clairement d’un TRIBUNAL, pas de l’hémicycle.
Encore une séance où les députés confondent buzz, émotion et posture morale avec leur vrai travail : contrôler l’État, réformer, légiférer.
Résultat : du bruit, zéro priorité, zéro stratégie. Un Parlement qui parle fort, mais ne sert à rien … HC