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La théorie géopolitique du Tripode stratégique (TTS) : la matrice secrète de la grammaire géopolitique du XXIème siècle

Par Mehdi Taje

Par Mehdi Taje*

Comprendre la grammaire secrète d’un système international réécrit par l’Amérique de Trump, la Russie de Poutine et la Chine de Xi Jinping

La fin des repères : un monde en décomposition accélérée

Le monde entre dans une phase de désordre systémique où les règles héritées de 1945 ne tiennent plus et ont volé en éclats. Comme écrit : « nous assistons à un reset géopolitique et géoéconomique mondial ».

Nous sommes désormais plongés dans une jungle stratégique multi-acteurs, façonnée par :

  • La militarisation des interdépendances économiques ;
  • L’effondrement des normes globales ;
  • Une polycrise sans précédent (sanitaire, énergétique, climatique, financière, numérique) exposant à des surprises dites de haute intensité ou à des « megachocs ».

Les cinq ruptures majeures, à savoir la Covid-19, la guerre en Ukraine, la guerre de Gaza, la révolution numérique et digitale et la transition énergétique et climatique, opèrent comme des séismes géopolitiques fondateurs faisant s’entrechoquer les plaques tectoniques. Elles ont brisé l’illusion d’un monde post-guerre froide stabilisé et ouvert une ère de darwinisme géopolitique où seules les puissances en mesure d’articuler puissance brute et maîtrise technologique s’affirment.

Dans cet apparent chaos montant, cette épaisse brume stratégique, s’impose un principe structurant : le monde ne s’organise plus autour de blocs identifiés mais autour de trois pôles rivaux ou concurrents qui contrôlent la tension. C’est la Théorie du Tripode stratégique que nous développons. Elle est formulée à titre d’hypothèse de travail.

La théorie du Tripode stratégique (TTS[1]) : la matrice secrète du XXIème siècle

Selon nous, cette théorie postule que les trois puissances systémiques, États-Unis, Chine et Russie, structurent l’équation géopolitique mondiale par un mélange de rivalité, de coordination tacite et de gestion contrôlée de l’escalade. Elle décrit un système d’arrangements implicites et secrets, de lignes rouges partagées, de contre-mesures calibrées, destiné à éviter le scénario ultime : une guerre généralisée qui détruirait simultanément les trois pôles au profit de puissances émergentes.

Notre théorie reposerait sur cinq postulats fondateurs :

  • Une coopération conflictuelle : les trois acteurs rivalisent mais modèrent leurs affrontements via des deals ou « understanding », souvent secrets ;
  • Des lignes rouges mutuelles : chacun connaît les limites à ne pas franchir (Ukraine pour la Russie, Taïwan pour la Chine, dollar et contrôle des océans pour les USA) ;
  • Zones d’influence implicites : sans les formaliser, les trois puissances se reconnaissent des périmètres vitaux en fonction de leur degré de puissance ;
  • Sanction du dissident : tout acteur franchissant une ligne rouge subit une double pression coordonnée des deux autres (sanctions, pressions énergétiques, menaces hybrides, containment, etc.), soit une puissante contre mesure du plus puissant, en l’occurrence des Etats-Unis ;
  • Objectif systémique : éviter l’ascension des puissances émergentes : Inde, Turquie, Iran, Brésil, etc. représentent de potentiels concurrents en cas d’affrontement opposant des puissances du tripode et aboutissant à leur affaiblissement.

La rivalité n’est pas éliminée mais encapsulée afin d’éviter un effondrement systémique du tripode : les trois têtes du tripode négocient en permanence leur rivalité pour éviter un conflit direct dont ils seraient tous perdants. Il s’agirait d’un nouveau modèle de « coopération conflictuelle systémique et canalisée » afin de maintenir leur domination sur le système international et ainsi tenir le monde. Nous assisterions à une vaste pièce de théâtre géopolitique faite volontairement d’ombre et de lumière pour des considérations intérieures pour les trois (opinions publiques) et pour induire en erreur les puissances secondaires. C’est une espèce de « Yalta 2.0 » non déclaré, ni affiché, une entente secrète et calibrée entre « trois acteurs de la grande foire géopolitique ».

Cela ne gomme pas les ambitions des uns et des autres. Elles sont simplement encadrées selon un principe reposant sur le postulat de la puissance : une vision hiérarchisée où chaque puissance tiendrait son rang sur un territoire ou une zone d’influence délimitée, en fonction justement de sa puissance, avec entre ces zones des espaces de flottement faisant l’objet d’affrontements rugueux. Au sommet de la chaîne alimentaire de la puissance, les Etats-Unis doivent trôner. Le XXIème siècle doit être américain et non chinois. La Chine doit être contenue sur tous les plans et endiguée. La Russie d’aujourd’hui ne peut revendiquer ce que contrôlait l’URSS.

Des penseurs ont nourri notre réflexion : John Mearsheimer (réalisme offensif) explique que les grandes puissances évitent la guerre totale quand cela mènerait à la destruction mutuelle mais qu’elles cherchent toujours à maximiser leur pouvoir. L’idée de rivalité contrôlée est un élément clé de sa pensée. Dans The Anarchical Society (1977), H. Bull explique que les grandes puissances peuvent établir une sorte de gestion commune de l’ordre international, avec des arrangements explicites ou tacites. Certains auteurs (Giovanni Arrighi, Wallerstein) expliquent que les puissances hégémoniques peuvent coopérer ponctuellement pour verrouiller le système mondial, même dans un contexte de rivalité.

Illustration de la théorie du tripode stratégique : le plan de paix Trump-Russie pour l’Ukraine (novembre 2025)

L’épisode en cours du plan de paix bilatéral Trump-Poutine du 19 novembre 2025 imposé à Kiev pourrait constituer, s’il se matérialise, un cas d’école de la théorie du tripode stratégique.

Ce plan négocié sans l’Ukraine marquerait incontestablement un retour à la « Realpolitik brute ». En effet, il est marqué par les éléments suivants :

  • Kiev n’a pas été consultée à ce stade ;
  • Les États-Unis et la Russie traitent en bilatéral ;
  • L’Europe est spectatrice,
  • L’Ukraine devient une variable d’ajustement dans un équilibre tripolaire supérieur et la dépassant.

Cette marginalisation des acteurs secondaires est typique et caractéristique du tripode géopolitique : « les puissances moyennes ne négocient pas leur destin ; elles le subissent ».

Les objectifs de Washington : fermer un front pour en ouvrir un autre

Trump considère, conformément à la logique du tripode, que l’ennemi existentiel des États-Unis n’est pas la Russie mais la Chine.

Dans ce schéma, le plan Trump–Russie vise à :

  • Libérer des ressources militaires pour l’Indo-Pacifique ;
  • Dans la pensée classique de Mackinder aspirant à éviter toute union du continent eurasiatique contre les Etats-Unis et donc briser toute alliance entre l’Allemagne et la Russie, Trump vise à tout prix à faire en sorte que le rapprochement tactique et teinté d’une profonde méfiance entre Moscou et Pékin ne devienne pas plus profond et irréversible ;
  • Vassaliser l’Europe, forcée d’acheter du GNL à prix élevé et de l’armement américains et mise en avant de l’initiative des trois mers, un nouveau mur économique et militaire reliant la mer Baltique à la mer Noire avec la Pologne comme Etat pivot. Cet espace serait placé sous influence totale de Washington ;
  • Stabiliser la Russie pour qu’elle ne bascule pas totalement dans l’orbite chinoise.

Cela relève de la mécanique classique du tripode : un deal tactique avec un rival secondaire pour affronter le rival principal.

Les objectifs de Moscou : sanctuariser les gains, repousser l’OTAN et « respirer » vis-à-vis de Pékin.

Schématiquement, la Russie, conformément à sa géopolitique classique, aspire principalement à :

  • Une reconnaissance de ses gains territoriaux ;
  • Une Ukraine neutralisée et en partie démilitarisée ;
  • Plus d’élargissement de l’OTAN à ses frontières et constitution d’un glacis de protection avec récupération des ports clefs de la Mer Noire conformément à sa doctrine d’accès aux mers chaudes ;
  • Un retour comme co-architecte de la sécurité européenne.

La Russie viserait également à réduire drastiquement sa dépendance stratégique envers la Chine. Un accord avec Washington offrirait à Poutine une marge d’autonomie qui lui fait défaut depuis 2022.

Les objectifs de Pékin : surveiller, contenir, capitaliser

Le deal inquiète la Chine car :

  • Il pourrait réduire la dépendance russe ;
  • Il libère Washington pour se concentrer sur l’Indo-Pacifique ;
  • Il annonce un rééquilibrage russo-américain dangereux et problématique à termes pour la Chine.

Cette inquiétude explique l’accélération chinoise, notamment dans :

  • Les pressions autour de Taïwan,
  • Le renforcement de la diplomatie énergétique,
  • La consolidation des BRICS et de l’Organisation de Coopération de Shangaï et la promotion d’initiatives avec comme fer de lance Belt and Road Initiative[2] (le projet des routes de la Soie).

Ainsi, la Chine comprend et réalise que le tripode bouge significativement sous impulsion américaine et doit se réajuster en conséquence.

Le tripode stratégique dans l’équation géopolitique mondiale

1. La guerre économique mondiale de l’Amérique de Trump

Trump impose un cadre impérial assumé :

  • Hausse historique du budget de défense ;
  • Réindustrialisation forcée par l’arme tarifaire et reconstitution d’un puissant appareil productif aux Etats-Unis ;
  • Contrôle des flux énergétiques mondiaux, des datas et des cerveaux ;
  • Neutralisation des dépendances européennes.

En effet, et de manière schématique, les Etats-Unis de Trump renouent avec une équation impériale décomplexée. La stratégie américaine pourrait être résumée en ces termes : « Préserver la domination du dollar en tant que monnaie de réserve et d’échange. Pour ce faire, il convient de s’assurer la domination mondiale par la soumission politique à la fois des rivaux et des alliés. Pour dominer le monde, deux instruments sont indispensables : l’armée la plus puissante de la planète d’où l’augmentation significative du budget militaire des Etats-Unis (se rapprochant des 1000 milliards de dollars) et la transformation du Department of Defense en Department of War et l’arme tarifaire au service de la sécurité nationale via la réindustrialisation et donc la reconstitution d’un puissant appareil productif américain. Les deux sont bien évidemment étroitement corrélés.

En ce sens et de manière sommaire, le tripode permettrait aux États-Unis de sécuriser leur hégémonie monétaire (dollar), technologique (semi-conducteurs) et militaire (OTAN reconfigurée).

Contrairement aux apparences, le fil conducteur de la géopolitique mondiale reste la guerre pour le contrôle du pétrole et du gaz, avec l’énergie comme enjeu majeur de puissance et vecteur de domination. Il en est de même pour la sécurisation des métaux critiques. Grande manœuvre américaine enveloppant ces espaces sensibles et hautement stratégiques : du bassin du Levant à l’Irak, de la Syrie, du Liban aux accords probables avec la Russie à Anchorage, l’Arctique et le renforcement de la coopération avec les firmes énergétiques au Maghreb (Outre l’ouverture de la Libye aux compagnies américaines marquant une rupture, accords récents de coopération d’Exxon et de Chevron avec l’Algérie dont l’objectif probable est d’y tester grandeur nature le potentiel du pétrole et du gaz de schiste, considéré théoriquement comme un des plus importants du Monde. Cela achèverait la domination énergétique de l’Europe de l’Ouest, coupée définitivement des sources russes par l’Initiative des trois mers.), cette stratégie énergétique dessine la nouvelle carte des zones d’influence.

2. Chine : empire manufacturier et titan technologique

Sans entrer dans les détails, Pékin navigue dans le tripode stratégique en consolidant :

  • La BRI (Belt & Road Initiative, routes de la Soie),
  • Les BRICS élargis,
  • L’Organisation de Coopération de Shangaï ;
  • Son contrôle des terres rares, du cobalt, du lithium, etc.

Elle joue habilement la carte de la neutralité stratégique :

  • Soutien indirect à Moscou ;
  • Prudence face à Washington ;
  • Expansion massive vers le Sud Global.

3. Russie : puissance militaire en quête d’autonomie

La Russie cherche à rester pivotale malgré sa vulnérabilité économique.

En ce sens, elle consolide :

  • Son assise et influence dans l’Arctique ;
  • L’énergie (accords gaziers),
  • Son influence sécuritaire en Afrique : levier de pression à moindre frais sur le flanc sud de l’OTAN ;
  • Sa coordination nucléaire avec Pékin.

Dans le tripode, Moscou utilise la guerre en Ukraine pour se replacer comme acteur de premier rang, non comme simple vassal chinois.

Impact direct sur l’Europe : le grand déclassement

L’Europe apparaît comme le grand perdant structurel de la Théorie du tripode stratégique.

1. Une Europe « périphérie stratégique »

Washington et Moscou semblent vouloir dessiner l’architecture européenne sans elle ou la reléguant à un second rôle.

Progressivement, en lévitation stratégique, bercée par « les dividendes de la paix et la mondialisation heureuse », l’Europe est devenue :

  • Un marché captif du GNL américain ;
  • Un acheteur massif d’armement US ;
  • Un espace stratégique dépendant de l’OTAN ;
  • Une entité financière et économique pesant de manière significative mais vulnérable.

Elle subit, elle ne décide plus ou du moins partiellement. Un sursaut salvateur s’impose. En effet, le monde a basculé dans un « darwinisme géopolitique » où le recours à la force est désinhibé. L’Union Européenne, décrite par Jacques Attali comme « une proie riche et vulnérable », « herbivore dans un monde de carnivores », risque la marginalisation, reléguée au rang de périphérie du continent eurasiatique.

L’Europe se retrouve ainsi dans une triple dépendance : « américaine pour l’énergie et sa défense, Chinoise pour l’industrie, Russe pour la sécurité négative ». D’une certaine manière, l’Europe passe d’un rôle d’équilibriste à celui de terrain de jeu.

Conclusion : le monde du Tripode est né : l’Europe doit choisir entre adaptation et déclassement

La Théorie du tripode élaborée par nos soins n’est pas une théorie académique. Elle se veut comme une matrice levant le voile sur la brume ambiante et la clé d’intelligibilité de la nouvelle grammaire géopolitique reconfigurant les rapports de puissance à l’échelle de la planète. Elle est basée sur l’analyse rigoureuse des faits, rien que des faits.

En ce sens, le plan Trump-Russie pour l’Ukraine ne doit pas être perçu comme un accord de paix « classique ». Il s’agirait en réalité d’un pacte momentané de rééquilibrage interne au tripode pour repositionner la rivalité principale : Etats-Unis–Chine.

Ainsi, nous entrerions dans un monde :

  • De deals tacites ;
  • De rivalités calibrées ;
  • De zones d’influence renouvelées ;
  • De désordre contrôlé ;
  • Où les acteurs secondaires doivent se repositionner sous peine de marginalisation.

La question n’est plus : « L’Europe peut-elle redevenir une puissance ? ». Elle se formulerait désormais ainsi « L’Europe peut-elle éviter d’être une variable d’ajustement du Tripode stratégique ? »

La réponse dépendra de sa capacité à se doter :

  • D’une autonomie industrielle ;
  • D’une stratégie énergétique ;
  • D’une politique de défense intégrée ;
  • D’une vision géopolitique propre.

À l’heure actuelle, le Tripode avance et l’Europe regarde.

Tunis, le 21 novembre 2025

Mehdi Taje

Directeur de Global Prospect Intelligence

Senior expert en analyse géopolitique et en méthodologies de la prospective et de

l’anticipation


[1] Théorie du Tripode Stratégique.

[2] Elle promeut également des initiatives : Global Development initiative ; Global Security initiative, Global Civilization initiative et en 2025 Global Governance initiative (sommet OCS, septembre 2025).

*Directeur de Global Prospect Intelligence

*Senior expert en géopolitique et en méthodologies de la prospective et de l’anticipation

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Commentaire

  1. jamel.tazarki

    24 novembre 2025 | 14h03

    Je cite l’article ci-dessus : « la matrice secrète de la grammaire géopolitique du XXIe siècle ».
    –>
    Du n’importe quoi 🙂

    Je m’explique, dans le journal Le Monde du 5 mai 2025, on peut lire :
    « Emmanuel Macron annonce un nouvel investissement de 100 millions d’euros pour séduire les chercheurs étrangers. Ursula von der Leyen, de son côté, va proposer une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros pour « faire de l’Europe un pôle d’attraction ». L’événement, qui a réuni des universités, des commissaires européens et des ministres de la Recherche, s’adressait particulièrement aux chercheurs américains. » Fin de la citation.
    –>
    Je résume cette citation : « L’événement s’adressait particulièrement aux chercheurs américains et autres. »

    Il n’y a pas de « Tripode stratégique », comme le prétend l’article ci-dessus, mais plutôt une concurrence technologique et scientifique entre tous les pays du monde pour éviter la dépendance technologique.
    –>
    L’objectif est de ne pas dépendre du savoir-faire d’autres pays, de soutenir l’émergence de solutions locales et de maîtriser l’écosystème technologique dans son ensemble, y compris en séduisant les chercheurs et les têtes pensantes (les grosses têtes) de la concurrence étrangère.

    Les guerres, le colonialisme et les dictatures ne sont plus rentables de nos jours ; nous nous dirigeons vers un monde offrant davantage de liberté et d’autonomie individuelle et nationale. En revanche, c’est la dépendance technologique qui définira les relations entre les peuples, les pays et les individus. La politique internationale de M. Trump nous en donne un avant-goût : elle repose en effet sur l’écosystème technologique des États-Unis, qui est bien plus avancé que celui d’autres pays.
    –>

    La puissance des États-Unis est d’abord technologique et scientifique, et non militaire. Sans le savoir-faire des États-Unis, la planète Terre connaîtrait le collapse en quelques semaines, voire quelques jours. Et pourtant, les cerveaux de la puissance technologique et scientifique des États-Unis sont multinationaux : des Chinois, des Européens, des Africains, etc.

    –>

    L’Europe se rattrape enfin, comme je le disais ci-dessus: « Emmanuel Macron annonce un nouvel investissement de 100 millions d’euros pour séduire les chercheurs étrangers. Ursula von der Leyen, de son côté, va proposer une enveloppe supplémentaire de 500 millions d’euros pour « faire de l’Europe un pôle d’attraction ». L’événement, qui a réuni des universités, des commissaires européens et des ministres de la Recherche, s’adressait particulièrement aux chercheurs américains. » Fin de la citation.

    Et que fait Carthage de KS ? Oui, Carthage fait fuir l’intelligence tunisienne et internationale.

    Bonne journée.

    Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien

    C’est dans l’intensité, la régularité et le renouvellement du débat socio-politique et économique que se forge le gouvernement du peuple. La bonne santé de notre future démocratie tunisienne se mesure à la force de ses contre-pouvoirs. Voilà pourquoi l’indépendance des médias, de la justice, l’activité syndicale et la qualité du débat parlementaire concernent tous les Tunisiens.