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Oussama Sahnoun appelle à uniformiser le prêche du vendredi

Par Nadya Jennene

Le député du Conseil national des districts et des régions, Oussama Sahnoun, a fustigé, mardi 25 novembre 2025, l’insuffisance d’encadrement du discours religieux imputable, selon lui, au ministère des Affaires religieuses.

Prenant la parole lors de la plénière consacrée à l’examen du budget et des attributions du département, l’élu a affirmé que le discours religieux actuellement véhiculé était « totalement étranger » à la société tunisienne. Il a attribué cette dérive à ce qu’il a qualifié « d’invasion » de certaines chaînes de télévision arabes diffusant des contenus religieux.

Sahnoun s’est, par ailleurs, interrogé sur la capacité du ministère à uniformiser du prêche du vendredi, une mission qu’il estime centrale. 

Dans cette perspective, il a souligné que le prêche du vendredi devrait s’attacher à traiter des thématiques en prise directe avec la vie en société en abordant notamment des phénomènes qu’il juge préoccupants : la banalisation des paris, la consommation de stupéfiants, la désagrégation du tissu familial, ainsi que des questions d’intérêt public telles que le service civil ou encore la valorisation du travail.

« Votre ministère est-il dans l’incapacité de rédiger un prêche unifié et de le transmettre aux mosquées ? », a-t-il lancé, interpellant ouvertement le ministre des Affaires religieuses, Ahmed Bouhali. 

N.J

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2 commentaires

  1. EL OUAFI

    25 novembre 2025 | 20h46

    Pendant mon séjour au pays,remplissant le devoir sacré dans différents mosquées des différents régions du pays.
    Mon attention été attirée par les différents thèmes abordés par le responsable du prêche.
    Malheureusement que certains abordent des thèmes non appropriés,ou non contemporains qui ne correspondent du tout à la vie sociale et devrait s’attacher à traiter des thématiques en prise directe avec la vie en société en abordant des thèmes anciens se référant à l’époque du prophète Mohammad (sws) et ses compagnons toute la durée du temps !
    Ma réflexions fut qu’il a fallu que repartir le temps alloué à un autre thème qui pourrait être précurseur au remède ou attirer les parents des adolescents sur le phénomène des stupéfiants entre autres le comportement dans les lieux publics,les rues les plages les stades etc. . .
    Venir en aide au gouvernement et aux enseignants aux éducateurs sociaux.
    Prêcher dans l’utile et le rappel aux bonnes mœurs et le comportement responsable un supplément d’éducation à la jeunesse et à ceux qui ont oublié qu’ils ont des devoirs et des droits dans notre nouvelle tunisie.

  2. HatemC

    25 novembre 2025 | 15h49

    Faut-il tenter de gérer la crise sociale par le religieux (via l’encadrement du prêche) ou la résoudre par un État social fort ? S’est-il posé la question le sieur Oussama ? Manifestement pas …

    La vraie solution réside dans le rétablissement de la confiance dans les institutions étatiques et la reconstruction économique pour offrir des perspectives de vie concrètes aux Tunisiens et non dans l’uniformisation du discours religieux qui n’est qu’une mesure de contrôle et de moralisation dont l’efficacité sociale est limitée, Mr Oussama …

    La tendance de certains députés à privilégier des thèmes religieux ou sociétaux clivants (comme l’uniformisation du prêche ou la polygamie) plutôt que des solutions concrètes aux problèmes socio-économiques soulève de sérieuses questions sur la qualité du PERSONNEL POLITIQUE et ses priorités.
    Le cœur du problème porte sur la différence entre un député moralisateur et un député législateur/réformateur. Oussama plutôt MORALISATEUR que REFORMATEUR.
    Les débats sur le dogme religieux (comme la polygamie, soulevé récemment, ça monte crescendo …) ou sur l’encadrement du culte (comme le prêche unifié) ont un effet politique puissant mais un impact économique et social proche de ZERO. D’ailleurs l’impact de la basse-cour est proche de ZERO.

    La question de la compétence et de la culture des députés est légitime lorsque leurs interventions se limitent à des sujets religieux.

    Les Tunisiens ont besoin de représentants capables de faire passer l’économie et le social avant le dogme et la morale, s’ils veulent s’émanciper des problèmes structurels qui minent leur quotidien …

    La réalité Mr Oussama et ça concerne la totalité des députés (hommes et femmes)
    Quand l’État ne peut plus offrir de dignité économique, il est substitué par la promesse morale et la simplicité du dogme.

    L’appel des députés au prêche unifié et aux débats sur la morale est la preuve que la classe politique a capitulé face aux urgences du chômage de l’inflation, la dégradation des services publics … HC