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Zelensky prêt à discuter du plan américain pour la paix en Ukraine, malgré des points sensibles

Photo de Tetiana DZHAFAROVA / POOL / AFP

Par Agence France-Presse

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mardi 25 novembre 2025 être prêt à « aller de l’avant » avec le plan américain visant à mettre fin à la guerre contre la Russie, tout en soulignant que celui-ci contient encore des « points sensibles » qu’il souhaite discuter avec son homologue américain Donald Trump.

Des concessions territoriales majeures au cœur du plan

Ce plan, présenté par les États-Unis et consulté par l’AFP, prévoit notamment que Kiev cède à Moscou les régions de Donetsk et Lougansk dans l’est, ainsi que la Crimée annexée en 2014, qui seraient reconnues de facto comme russes, y compris par Washington. En contrepartie, l’Ukraine devrait s’engager à ne jamais rejoindre l’Otan, un engagement à inscrire dans sa Constitution, tandis que l’Alliance Atlantique s’engagerait à exclure toute adhésion future.

Le projet en 28 points inclut également le partage des régions de Kherson et Zaporijjia selon la ligne de front actuelle, avec un retrait des forces ukrainiennes de certaines zones qui deviendraient des zones tampons démilitarisées sous contrôle russe. L’armée ukrainienne serait limitée à 600 000 soldats, et aucun déploiement de troupes de l’Otan n’aurait lieu sur le territoire ukrainien. Pour compenser, des avions de combat européens seraient basés en Pologne afin d’assurer la protection du pays.

Reconstruction, sécurité et avenir politique sous supervision internationale

Malgré ces concessions, Zelensky a appelé à une « paix digne », respectueuse de l’indépendance, de la souveraineté et de la dignité du peuple ukrainien. Il doit discuter dans les prochains jours avec Donald Trump, dont l’administration soutient ce plan, qualifié de « bon pour la Russie comme pour l’Ukraine » par la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Le plan prévoit également la signature d’un « accord de non-agression » entre la Russie, l’Ukraine et l’Europe, ainsi qu’un calendrier serré pour la reconstruction du pays et la tenue d’élections dans les 100 jours suivant l’accord. Les États-Unis s’engagent à financer ces efforts à hauteur de 100 milliards de dollars, issus d’avoirs russes gelés.

La centrale nucléaire de Zaporijjia serait relancée sous la supervision de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), avec une production électrique partagée à parts égales entre l’Ukraine et la Russie. Un « conseil de paix », présidé par Donald Trump, superviserait la mise en œuvre de ce plan.

Face à cette proposition, Kiev a demandé la suppression d’un audit sur l’aide reçue, ainsi que la suppression des sanctions en cas de détournement, après un scandale de corruption interne. À la place, une clause d’amnistie générale pour toutes les parties impliquées dans le conflit a été insérée.

La proposition américaine intervient alors que l’armée ukrainienne, moins nombreuse et moins équipée, peine à contenir la poussée russe, notamment sur le front de Zaporijjia où une frappe russe a fait au moins cinq morts jeudi soir.

Ce plan, encore en discussion, suscite des réactions mitigées à Kiev, où certains voient d’un mauvais œil les concessions territoriales, tandis que Washington assure avoir consulté autant les Ukrainiens que les Russes dans l’élaboration de cette feuille de route.

© Agence France-Presse

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