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Le « Sayeb Salah » de Lotfi Abdelli

Par Myriam Ben Zineb

L’humoriste exilé en France, Lotfi Abdelli, a fait sensation sur les réseaux sociaux avec une courte vidéo où il délivre un message aussi simple que chargé de sous-entendus. Sans nommer personne, il met en scène un dialogue imaginaire qui fait directement écho à l’actualité politique.

Dans sa vidéo, Abdelli explique : « On lui a dit sayyeb Salah, sayyeb Salah. Il a répondu : non, j’ai des principes, des valeurs, et puis il y a la souveraineté de l’État. Alors on a dit ok ».
L’expression populaire « sayyeb Salah » signifie littéralement « laisse Salah tranquille », et s’emploie plus largement pour dire : « fous nous la paix », « arrête de mettre la pression ».

L’humoriste poursuit : « Alors, ils l’ont appelé d’en haut, l’Occident, et ils lui ont dit sayyeb Sonia. Et il a relâché Sonia. Et maintenant, vous verrez, il devra lâcher Salah ».

Cette allusion intervient au lendemain de la libération conditionnelle de l’avocate Sonia Dahmani, détenue depuis dix-huit mois dans plusieurs affaires liées au décret-loi 54. Sa remise en liberté a suivi de près la résolution du Parlement européen du 26 novembre 2025, qui réclamait sa libération immédiate et dénonçait la nature arbitraire de sa détention.

Abdelli, lui, n’en dit pas plus. Il ne cite aucun responsable, ne commente pas les décisions, ne formule pas d’accusation directe. Toute la charge du message repose sur l’allégorie : d’un côté, une demande interne restée sans effet ; de l’autre, une injonction venue « d’en haut » — et aussitôt suivie.

La vidéo a immédiatement suscité un flot de réactions, partagées entre éclats de rire, analyses politiques et critiques. Une chose est certaine : Lotfi Abdelli confirme une fois de plus sa maîtrise du langage détourné, celui où l’on dit tout… sans jamais dire frontalement.

M.B.Z

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