L’ancien ministre de l’Agriculture, Samir Taïeb, a regagné son domicile jeudi 28 novembre 2025 au soir, entouré de sa famille, de ses amis et de ses camarades. « Samir Taïeb est libre, et il l’est vraiment », a commenté son frère, Taïeb Laguili.
Cette libération intervient à la suite d’une décision du juge d’instruction du pôle judiciaire financier, rendue dans la journée du jeudi 27, dans le dossier portant sur des soupçons de corruption financière et administrative liés à la gestion du complexe agricole de Henchir Chaâl. Le magistrat a ordonné la remise en liberté de neuf prévenus, dont l’ancien ministre et le directeur général des Terres domaniales.
Selon les décisions rendues, sept des mis en cause ont été relâchés contre caution, pour des montants allant de 10.000 à 50.000 dinars. Samir Taïeb a payé une caution de 50.000 dinars pour sa sortie, conformément à la décision judiciaire. Deux autres prévenus ont été libérés sans garantie financière.
Malgré ces remises en liberté, l’enquête se poursuit au sein du pôle judiciaire financier, qui continue d’examiner les éventuelles irrégularités ayant touché ce domaine public agricole, ainsi que les responsabilités présumées des différentes parties impliquées.
M.B.Z














2 commentaires
jamel.tazarki
a) Introduction :
– il serait injuste de maintenir M. Ayachi Zammel et Mme Siwar Bargaoui en prison pendant des années supplémentaires. En effet, il n’existe aucune preuve convaincante de leur culpabilité. D’ailleurs, une juge tunisienne intelligente a libéré M. Zammel, mais d’autres juges l’ont contredite, ce qui a eu des conséquences fatales pour elle.
– Il n’y a pas de justice sans l’instauration d’une Cour constitutionnelle et d’un Conseil supérieur de la magistrature dont la majorité des membres serait élue et non pas nommée par le président de la République.
b) Il faut dès maintenant préparer l’après-Kais Saied en optimisant la loi électorale et notre constitution. Il est hors de question d’utiliser l’actuelle loi électorale pour la prochaine élection:
– b1) Si j’étais à la place de M. Kais Saied, je n’aurais pas opté, par honnêteté, pour un régime présidentiel; j’aurais conservé un régime parlementaire tout en améliorant notre loi électorale d’avant le putsch. En effet, il ne manquait à notre loi électorale d’avant le 25 juillet 2021 (avant le coup d’État) que quelques retouches, que je résume comme suit :
– b2) redonner aux partis politiques le poids politique qu’ils avaient avant l’élection législative de 2022;
b3) tout en conservant des peines sévères pour les partis politiques qui achètent des voix ou se battent au sein du Parlement.
b4) interdire le passage des députés d’un parti à un autre (non au tourisme parlementaire). Exemple: les députés de Nidaa Tounes, que nous avons élus lors de l’élection législative, sont passés à Ennahdha afin de lui garantir la majorité absolue.
b5) Les partis politiques qui ont des sièges à notre Parlement devraient avoir le droit de proposer un candidat à l’élection présidentielle, membre de leur parti, sans cette histoire de parrainage.
b6) Il n’est pas nécessaire de demander des parrainages pour l’élection législative ; il faut redonner aux partis politiques leur poids politique qu’ils avaient avant l’élection législative de 2022.
– b7) Le président de la République sortant ne devrait pas collecter de parrainages pour l’élection présidentielle, puisqu’il pourrait en obtenir des millions grâce à sa position à la tête de l’État tunisien.
– b8) Les parrainages à l’élection présidentielle sont réservés aux indépendants sans appartenance à un parti politique et aux partis politiques sans sièges au Parlement. Le filtre des candidats possibles à l’élection présidentielle se fait déjà lors de l’élection législative.
Malheureusement, M. Kais Saied n’est pas conscient de l’impossibilité de collecter 10000 parrainages lorsqu’on n’est pas président de la République, dans une Tunisie où les Tunisiens, par leur culture, refusent de signer quoi que ce soit s’ils ne sont pas dans l’obligation de le faire, par mesure de prudence. En effet, nos députés, les présidents élus des collectivités locales, les représentants du Conseil national des régions et des districts, ainsi que les Tunisiens en général, se mettent à l’abri de tout risque de faute judiciaire en refusant majoritairement de signer les parrainages, avec quelques exceptions.
Les Tunisiens, par leur culture et leur éducation, refusent de signer à la légère pour quiconque frappe à leur porte.
Les 10000 parrainages sont une mission impossible qu’aucun candidat n’a pu accomplir, à l’exception de M. Kais Saied, en raison de sa position de président de la République.
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L’actuelle loi électorale aurait dû tenir compte du contexte et de la mentalité des Tunisiens. Franchement, je refuse moi-même de signer un formulaire de parrainage. En effet, je suis extrêmement avare avec ma signature (c’est mon éducation).
Certes, M. Kais Saied a pu facilement collecter le double des parrainages exigés, il aurait pu en obtenir des millions grâce à sa position de président de la République. Qui oserait ne pas signer un parrainage pour l’homme le plus puissant de Tunisie, qui dispose encore d’un pouvoir absolu ?
– Autre point négatif de l’actuelle loi électorale : dans une dictature, rares sont ceux qui ont le courage de signer un parrainage pour un candidat adverse du dictateur en place, en donnant leurs coordonnées (adresse et numéro de la carte d’identité).
– Autre point négatif de l’actuelle loi électorale :
« L’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, donc facilement contestables a posteriori. Chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. »
– Liberté pour Madame Sonya Dahmani, car elle n’a fait de mal à personne et n’a insulté personne. Elle a cru, par naïveté, en la liberté d’expression et elle est victime d’une erreur judiciaire.
– Liberté pour M. Zammel. Il est en effet victime d’une loi électorale qu’il faudrait optimiser.
En l’absence de Cour suprême en Tunisie, on déforme injustement la loi électorale (amendement) à quelques jours du vote de l’élection présidentielle.
Après quoi, on emprisonne M. Zammel pour un pourcentage de quelques poussières de parrainages apparemment non justifiés sur 10 000.
Il y a une contradiction qui fait trop de mal à mon intelligence : je vois un mauvais fonctionnement de notre justice.
Qu’est-ce qui est plus grave : la déformation de la loi à quelques jours du vote ou quelques poussières de parrainages apparemment non justifiés sur 10 000 ? Certes, la déformation de la loi à quelques jours du vote est extrêmement impardonnable.
Liberté pour M. Zammel et Mme Bargaoui !!!
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
i) Introduction :
– il serait injuste de maintenir M. Ayachi Zammel et Mme Siwar Bargaoui en prison pendant des années supplémentaires. En effet, il n’existe aucune preuve convaincante de leur culpabilité. D’ailleurs, une juge tunisienne intelligente a libéré M. Zammel, mais d’autres juges l’ont contredite, ce qui a eu des conséquences fatales pour elle.
– Il n’y a pas de justice sans l’instauration d’une Cour constitutionnelle et d’un Conseil supérieur de la magistrature dont la majorité des membres serait élue et non pas nommée par le président de la République.
ii)Le vote des Tunisiens résidant à l’étranger, à l’exemple de l’élection législative de 2019 :
1) Sur un million de Tunisiens résidant en France, seuls 50000 ont voté. Les partis politiques Ennahdha et Ettayyar avaient des candidats, alors que 95% de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 10 sièges étaient réservés à la France.
2) En Italie, seuls 5 800 électeurs se sont rendus aux urnes, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 97 % de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents. En tout, 3 sièges étaient réservés pour l’Italie.
3) Dans les pays arabes, le nombre de votants était de 6800, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 98% de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
4) En Amérique du Nord, le nombre de votants était de 4000, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 99% de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
5) En Allemagne, le nombre de votants était de 4000 sur 100000 Tunisiens, et bien sûr, Ennahdha et Etttyar avaient des candidats, alors que 96% de la totalité de nos partis politiques n’étaient pas présents.
Conclusion des points 1 à 5 :
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– Ennahdha a remporté environ 17 sièges et Ettayar, 12, grâce aux Tunisiens résidant à l’étranger, dont le taux de participation était inférieur en moyenne à 5%. Pourquoi ? Réponse : parce que les partis Ennahdha et Ettayar étaient les seuls à avoir les moyens et les privilèges (sans entrer dans les détails) pour présenter des candidats partout dans le monde, là où vivent des Tunisiens.
La même analyse est également valable pour l’élection législative de 2014. En 2014, le député représentant les Tunisiens résidant en Allemagne a été élu avec 207 voix, alors que le nombre de Tunisiens résidant en Allemagne est de 100000.
– Nos élections législatives de 2019 et 2014 n’étaient pas justes envers les Tunisiens, envers la Tunisie, mais aussi envers 97% des partis politiques qui disposaient de peu de financements et de privilèges, contrairement à Ennahdha et Ettayar, afin de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions électorales en Tunisie et à l’étranger. De plus, le taux de participation des Tunisiens résidant à l’étranger était trop faible et non représentatif.
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Je propose d’avoir au maximum trois ou quatre représentants pour tous les Tunisiens résidant à l’étranger.
Dr Jamel Tazarki, mathématicien.
Notre Constitution contient des erreurs de pensée et des contradictions. Je cite M. Mohamed Abbou : « Selon la Constitution actuelle, en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle. Or, en l’absence de cette institution, un flou juridique plane sur la gestion de toute crise majeure. Ce flou pourrait engendrer des conflits de pouvoir ou un chaos institutionnel, des risques inacceptables pour un pays aux institutions déjà fragiles », affirme Business News TN dans un article du 19 janvier 2025 intitulé « L’absence de Cour constitutionnelle, une bombe à retardement selon Mohamed Abbou ».
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Autrement dit, « en cas de vacance du poste présidentiel, le pouvoir revient provisoirement au président de la Cour constitutionnelle ». Or, nous n’avons pas de Cour constitutionnelle, et donc pas de président de la Cour constitutionnelle. Voilà une constitution qui ne veut pas le bien de la Tunisie et des Tunisiens, en supposant que l’actuel président de la République est immortel :))
De même, notre loi électorale contient des erreurs de pensée et des contradictions. Je cite : « l’aberration de demander des parrainages non numérisés et non soumis à l’obligation d’une signature légalisée, et donc facilement contestables a posteriori ; de ces faits, chaque personne peut revenir sur son parrainage pour des raisons politiques ou pour faire chanter le concerné. »