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Des députés appellent à l’arrêt immédiat de la récolte des olives

Par Nadya Jennene

Face à une chute préoccupante du prix de l’huile d’olive, les députés tunisiens, dont le président de la Commission parlementaire Bilel El Mechri, ont lancé un appel urgent aux agriculteurs pour suspendre la récolte des olives. L’objectif étant de protéger les revenus des producteurs et d’éviter une aggravation de la crise. 

La veille, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Brahim Bouderbala, a adressé une correspondance adressée à la cheffe du gouvernement sollicitant une réunion d’urgence avec les représentants des ministères de l’Agriculture, des Finances et du Commerce. 

Cette réunion qui se tiendrait le lundi 15 décembre vise à analyser les causes de l’effondrement des prix et à définir des mesures rapides pour endiguer la crise.

La situation apparaît d’autant plus alarmante qu’elle contredit les tendances mondiales. Alors que les prix internationaux de l’huile d’olive atteignent des sommets, conséquence d’une baisse de la production mondiale, les revenus des producteurs tunisiens s’effondrent. Plusieurs exploitants rapportent vendre leur production en dessous du coût de revient, suscitant colère, incompréhension et inquiétude quant aux répercussions sociales.

Les parlementaires soulignent que cette crise est en partie le retour de bâton de la politique de compression des prix menée par le gouvernement ces deux dernières années. Cette stratégie, visant à freiner la hausse des prix sur le marché intérieur pour protéger le pouvoir d’achat des consommateurs, a été mise en œuvre sans concertation suffisante avec les producteurs. Elle a conduit à une pression accrue sur les marges agricoles, à un recul de l’investissement dans le secteur et à la multiplication des circuits parallèles.

N.J

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4 commentaires

  1. Mhammed Ben Hassine

    14 décembre 2025 | 6h38

    Non de dieu c’est quoi ce délire
    Par analogie ça c’est un appel à la grève

  2. le financier

    14 décembre 2025 | 3h08

    Je suis content de voir que certains ont znfin compris qu il faut degager KS et ces sinistres … ils n ont plus qu a descendre dans la rue car ce ne sont pas les suedois qui vont se battre a notre place

  3. HatemC

    13 décembre 2025 | 21h57

    La suspension de la récolte n’est pas une bonne solution,
    En réalité, cette mesure transfère le risque de l’État vers l’agriculteur.
    Face à l’effondrement du prix de l’huile d’olive, des députés tunisiens appellent les agriculteurs à suspendre la récolte.
    Autrement dit : quand l’État échoue, ce sont les paysans qui doivent payer, attendre et se taire.

    Cette proposition n’est pas une solution. C’est un aveu d’échec.

    On demande à des producteurs déjà étranglés de garder leurs olives sur les arbres, comme si la nature obéissait aux circulaires parlementaires, comme si les factures, les dettes et les salaires pouvaient être « suspendus » eux aussi.
    C’est une décision déconnectée de toute réalité agricole et économique.

    Un État digne de ce nom protège ses agriculteurs quand les prix chutent, il ne leur demande pas de porter seuls le poids de son incompétence.
    Il soutient le consommateur par des mécanismes ciblés, pas en étranglant ceux qui produisent la richesse du pays.

    L’huile d’olive n’est pas un slogan patriotique à brandir dans les discours.
    C’est une filière stratégique, des centaines de milliers de familles, un savoir-faire séculaire.
    La traiter avec amateurisme, c’est préparer une catastrophe sociale silencieuse.

    Quand un pays producteur vend moins cher que le marché mondial, le problème n’est pas la récolte.
    Le problème, c’est le pouvoir … La chute de ce régime devient une affaire de TOUS … FAUT LE DEGAGER ET SON ASSEMBLEE DES CLOWNS DU ROI AVEC … HC

  4. Judili58

    13 décembre 2025 | 14h36

    Cet appel tombe sous le coup de la loi . Il s’agit ni plus ni moins que d’une DILAPIDATION d’une richesse nationale. Nous vivons en pleine anarchie. Le vrai problème est que nous avons une récolte exceptionnelle qui dépasse notre capacité de presse des olives ainsi que notre capacité de stockage de l’huile d’olive. A court terme il n’y a pas d’autres solution que de vendre rapidement l’huile d’olive produite pour éviter la saturation des unités de stockage. Et ceci passe par un soutien accru à l’export. Au lieu du discours populiste des députés ou de l’indifférence du gouvernement il faudrait peut être trouver des solutions pour préserver cette richesse nationale et non appeler à la dilapider.