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​Variant K de la grippe : ce qu’il faut savoir sur la souche qui bouscule l’hiver 2025

​Alors que l’hiver s’installe, les autorités sanitaires mondiales, dont l’OMS et l’Institut Pasteur, ont identifié un nouvel acteur majeur de l’épidémie saisonnière : le sous-clade K du virus Influenza A(H3N2). S’il suscite de l’inquiétude par sa propagation rapide, il est essentiel de distinguer les faits des rumeurs de « super-grippe ».

​1. Qu’est-ce que le « Variant K » ?

​Techniquement appelé sous-clade J.2.4.1, le variant K est une mutation du virus de la grippe A(H3N2). Apparu de manière significative vers août 2025, il est devenu dominant en quelques mois, représentant désormais près de 90 % des cas détectés en Europe et aux États-Unis.

​Contrairement à une « nouvelle maladie », il s’agit d’une évolution génétique (un « glissement antigénique ») d’un virus que nous connaissons depuis 1968. Cependant, cette petite mutation suffit à ce que notre système immunitaire le reconnaisse moins facilement.

​2. Pourquoi l’épidémie est-elle plus intense cette année ?

​L’arrivée du variant K a provoqué deux phénomènes majeurs observés en cette fin d’année 2025 :

Une précocité inhabituelle : La saison grippale a démarré environ 4 semaines plus tôt que la normale.

Une faible immunité collective : Comme cette souche est génétiquement différente de celles des années précédentes, la population possède moins d’anticorps naturels pour la bloquer, facilitant ainsi une transmission « agressive ».

​3. Les symptômes : sont-ils plus graves ?

​À ce jour, les données de l’OMS indiquent que le variant K n’est pas intrinsèquement plus dangereux ou plus mortel que les autres souches de grippe A. Toutefois, les patients rapportent des symptômes classiques mais très marqués :

Fièvre brutale et élevée (souvent supérieure à 39°C).

Fatigue intense (asthénie) pouvant persister plusieurs semaines.

Douleurs musculaires et articulaires (courbatures) sévères.

Toux sèche et maux de gorge.

Note : La sévérité ressentie vient souvent du fait que le virus « échappe » partiellement aux défenses immunitaires initiales, laissant la maladie s’installer plus vigoureusement.


4. Efficacité du vaccin et traitements

​C’est le point de vigilance des scientifiques. Le variant K a émergé après que la composition du vaccin 2025-2026 a été fixée. Il y a donc un « mismatch » (décalage) entre la souche vaccinale et le virus circulant.

Le vaccin est-il inutile ? Non. Bien qu’il soit moins efficace pour prévenir l’infection simple, les premières études montrent qu’il conserve une protection solide (70 à 75 %) contre les formes graves et les hospitalisations, particulièrement chez les enfants et les personnes âgées.

Traitements antiviraux : Les médicaments classiques (comme l’Oseltamivir) restent pleinement efficaces contre le variant K. Les sites de mutation n’ont pas affecté la sensibilité du virus aux traitements actuels.

​5. Comment se protéger ?

Face à cette souche très contagieuse, les recommandations de santé publique restent la meilleure barrière :

La vaccination : Même imparfaite contre l’infection, elle reste le meilleur rempart contre les complications.

Les gestes barrières : Port du masque dans les lieux clos et les transports, lavage fréquent des mains.

L’isolement : En cas de symptômes, restez chez vous pour ne pas surcharger les services d’urgence et limiter la propagation.

​Le variant K n’est pas une nouvelle pandémie, mais une version optimisée de la grippe saisonnière pour se propager plus vite. La vigilance reste de mise, surtout pour les personnes fragiles, mais les outils médicaux actuels permettent de faire face à cette vague.

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