La cheffe du gouvernement a présidé, mardi 23 décembre 2025, au palais de la Kasbah, une réunion de la Commission supérieure de la production privée d’électricité, consacrée au suivi du programme national de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, notamment éoliennes et solaires, dans le cadre du régime des concessions.
En ouverture, elle a réaffirmé l’importance stratégique accordée par l’État à ce secteur, « conformément aux orientations du président Kaïs Saïed », indique un communiqué de la Kasbah. Elle a souligné les retombées économiques, sociales et environnementales attendues : sécurité énergétique, réduction du coût de production, amélioration de l’efficacité énergétique, limitation des émissions de gaz à effet de serre, attractivité renforcée pour les investissements compétitifs, développement régional et création d’emplois.
La cheffe du gouvernement a insisté sur « la nécessité d’accélérer la réalisation des projets pour atteindre l’objectif national de 35 % d’électricité produite à partir de sources renouvelables d’ici 2030 ». Elle a appelé à lever les obstacles freinant leur mise en œuvre, rappelant « le rôle essentiel de ces projets dans la réduction du déficit énergétique et son impact sur les finances publiques, en s’appuyant sur le potentiel important en énergie solaire et éolienne de la Tunisie ».
Projets en cours et perspectives
La réunion a examiné l’état d’avancement des appels d’offres portant sur une capacité totale de 1.700 mégawatts. La première centrale solaire photovoltaïque de cent MW, à Metbasta (Kairouan), est entrée en exploitation le 16 décembre 2025. Les essais de mise en service de deux centrales solaires de cinquante MW chacune, à Mezzouna (Sidi Bouzid) et Tozeur, ont démarré ce mois-ci, avec une mise en exploitation prévue d’ici fin 2025.
La Commission a approuvé un projet éolien à Zaghouan (77,25 MW), qui devrait produire 290 GWh par an, économiser 60.000 tonnes équivalent pétrole de gaz naturel, réduire les coûts de production d’environ 53 millions de dinars et éviter 130.000 tonnes de CO₂ annuellement.
Deux projets solaires de 100 MW chacun ont aussi été validés dans les gouvernorats de Tataouine et Gabès, avec une production attendue de 550 GWh/an, une économie de 110.000 tonnes équivalent pétrole, une réduction des coûts de production d’environ 107 millions de dinars, et une réduction de 253.000 tonnes de CO₂ par an.
Enfin, la Commission a approuvé le lancement de nouveaux appels d’offres en 2026-2027 pour des projets éoliens (Tabaqa, Jbel Abderrahmane, El Guettar, Zaghouan, Beni Khaddach, Feriana) et une centrale solaire de 350 MW à Bazma (Kébili) avec stockage par batteries.
La valorisation des crédits carbone via les mécanismes bilatéraux ou les marchés volontaires a également été validée.
En clôture, la cheffe du gouvernement a rappelé que « la Tunisie mise sur l’ensemble des mécanismes législatifs, dont le régime des concessions, pour atteindre ses objectifs en énergies renouvelables et renforcer sa souveraineté énergétique », citant notamment le projet d’interconnexion électrique Tunisie–Italie (ELMED) destiné à faire de la Tunisie un pôle régional d’énergie propre.
S.H











Commentaire
Judili58
Et les tarifs douaniers exorbitants sur les cellules photovoltaïques c’est aussi pour accélérer la transition énergétique.