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Drame à l’hôpital de Redeyef : les citoyens crient leur colère contre l’abandon 

Par Nadya Jennene

Une marche de protestation a été organisée, jeudi 25 décembre 2025, à Redeyef dans le gouvernorat de Gafsa, à l’appel de composantes de la société civile et de citoyens, pour dénoncer la dégradation alarmante du système de santé local. 

Les manifestants ont scandé plusieurs slogans exprimant leur colère et leur détermination, parmi lesquels : « Azhar a laissé un message, la cause ne sera jamais abandonnée », «citoyen, le crime est désormais dévoilé », «citoyen victime, sors et exprime-toi pour la cause » et « un responsable dépourvu de décisions n’a qu’à rester chez lui ».

Selon un communiqué du Forum tunisien des droits économiques et sociaux (FTDES), cette mobilisation placée sous le slogan — rendre justice à la victime de la négligence, l’infirmière Azhar Ben Hmida — intervient après l’accident survenu à la fin de la semaine précédente, lorsque l’infirmière a été grièvement brûlée alors qu’elle assurait son service de garde à l’hôpital local de Redeyef. 

Souffrant de brûlures d’une extrême gravité, elle a dû être transférée en urgence vers le centre des grands brûlés de Ben Arous. Ce drame a ravivé l’indignation de la population et mis en lumière, une nouvelle fois, la situation jugée catastrophique de l’infrastructure sanitaire dans la région.

Face à ce qu’elle a qualifié de situation inhumaine, la section de Redeyef du FTDES a appelé à l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante afin d’élucider les circonstances exactes de l’accident et de tenir pour responsables toutes les parties ayant manqué à leurs obligations. L’organisation a également exigé la publication des résultats de l’investigation. 

En effet, d’après le communiqué du FTDES, malgré la visite effectuée par le ministre de la Santé en mars dernier, au cours de laquelle des engagements avaient été pris pour améliorer la situation, aucune avancée tangible n’a été constatée à ce jour. Le système de santé est dans un état de délabrement avancé, caractérisé par un manque criant d’équipements, de moyens logistiques et de services médicaux essentiels. 

L’organisation a, par ailleurs, plaidé pour l’adoption urgente de mesures structurelles, notamment la mise à disposition d’une ambulance médicalisée, l’installation d’un scanner, l’ouverture d’un centre de dialyse et la reclassification de l’hôpital de Redeyef en établissement hospitalier régional, afin de garantir un minimum de dignité et de sécurité sanitaire aux habitants de la région.

N.J

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Commentaire

  1. Judili58

    25 décembre 2025 | 14h38

    Voilà un des résultats de la défaillance du système d’assurance maladie. Ce dernier a été instauré pour financer les soins grâce à une retenue à la source de 6,75% de nos salaires bruts or notre masse salariale brute dans les deux secteurs public et privé avoisine les 40 milliards de dinars soit des recettes théoriques pour la CNAM de 2,7 milliards de dinars. Cela fait beaucoup d’argent pour financer les soins dans notre pays. Alors ou va l’argent et qu’on ne nous sorte pas l’excuse habituelle du déficit chronique de la CNSS et de la CNRPS. Non l’argent de la CNAM doit être versé à la CNAM sinon il s’agit de détournement de fonds et ceci est un délit pénal.