Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a réagi mercredi 24 décembre 2025 à Paris à l’adoption par l’Algérie d’une loi criminalisant la colonisation française, qualifiant ce texte d’« une initiative manifestement hostile », selon le Quai d’Orsay.
D’après le ministère, cette démarche législative va à l’encontre de la volonté affichée par la France de « reprendre un dialogue franco-algérien » et de « travailler sereinement sur les enjeux mémoriels ». Les autorités françaises estiment que cette initiative complique les efforts engagés pour apaiser les relations bilatérales.
Plus tôt dans la journée du mercredi 24 décembre, à Alger, le Parlement algérien a adopté à l’unanimité une loi imputant à l’État français la responsabilité juridique de la période coloniale, qui s’étend de 1830 à 1962. Le texte réclame également à la France la présentation d’« excuses officielles ».
Malgré ces tensions, le ministère français des Affaires étrangères affirme vouloir « poursuivre un dialogue exigeant » avec l’Algérie, notamment sur les « questions sécuritaires et migratoires », dans le but de défendre les intérêts prioritaires de « la France et des Français ».
Cette réaction s’inscrit dans un contexte de relations diplomatiques tendues entre Paris et Alger, marquées par des différends politiques et mémoriels persistants, régulièrement ravivés par la question du passé colonial.
S.F












7 commentaires
HatemC
Je Fais Un Rêve, je caresse le doux rêve et le vœux de voir un jour un tel musée tellement IMPORTANT créé en Tunisie, pour les Algériens je n’ai rien à cirer ils font ce qu’ils veulent de leur pays mais restent loin de nous très loin, leur proximité n’offre rien de bon pour la Tunisie …
La création d’un musée-mémorial de la colonisation ou plutôt REGENCE en Tunisie, couvrant les périodes ROMAINE, ARABE, OTTOMANE, et FRANCAISE, est une idée surement intéressante qui pourrait offrir une perspective complète sur l’histoire complexe du pays.
La Tunisie a connu plus de vingt siècles de dominations successives –
ROMAINE VENDALE BYZANTINE ARABE OTTOMANE FRANCAISE
Pourtant, aucun lieu n’explique cette HISTOIRE dans toute sa complexité.
Un musée-mémorial serait une première en Afrique du Nord : un espace de vérité historique, d’éducation et de mémoire collective.
UN MUSEE POUR UNE HISTOIRE COMPLEXE
Un tel musée permettrait de présenter les différentes couches d’influences et de dominations qu’a connues la Tunisie.
Cela offrirait une opportunité de :
– Éduquer le public sur les impacts de chaque période coloniale, tant positifs que négatifs, sur la culture, la société, l’économie et la politique tunisiennes.
– Favoriser la réflexion sur l’identité nationale tunisienne, façonnée par ces héritages multiples.
– Offrir un lieu de mémoire et de commémoration pour les souffrances et les résistances liées à ces périodes.
Un musée-mémorial de cette envergure pourrait devenir un lieu central pour la compréhension de l’HISTOIRE TUNISIENNE et pour le DIALOGUE INTERCULTUREL.
Une perspective historique globale et honnête
Contrairement à une lecture sélective de l’histoire, un musée-mémorial de la REGENCE pourrait retracer toutes les dominations successives :
– Romaine : administration provinciale, romanisation, mais aussi pillage des ressources et esclavage.
– Arabe : conquête militaire, installation de dynasties, mais aussi introduction de l’islam et arabisation progressive.
– Ottomane : système des beys, dépendance d’Istanbul, mais autonomie partielle.
– Française : colonisation économique, dépossession foncière, luttes indépendantistes.
En effet, chaque période de l’histoire tunisienne a apporté des éléments spécifiques qui ont contribué à façonner le pays tel qu’il est aujourd’hui.
La contribution de la période française
La période du Protectorat français (1881-1956) est souvent associée à l’introduction de la modernité en Tunisie. Cela s’est manifesté à travers plusieurs aspects :
– Infrastructures : Construction de routes, de voies ferrées, de ports et de systèmes d’irrigation, modernisant les transports et l’économie.
-Administration et droit : Réorganisation de l’administration, introduction de nouvelles structures juridiques et modernisation de l’appareil d’État.
– Éducation : Création d’écoles modernes, même si l’accès était inégal, qui ont contribué à former une nouvelle élite tunisienne.
– Urbanisme et architecture : Développement de villes nouvelles avec des styles architecturaux européens, changeant le paysage urbain.
– Économie : Introduction de nouvelles cultures agricoles et développement de l’industrie minière.
Ce récit complet éviterait le manichéisme (colonisateur = toujours mauvais / ancien empire arabe ou ottoman = toujours glorieux) et aiderait à déconstruire les mythes identitaires qui pèsent encore sur le débat public.
Un lieu de mémoire et de pédagogie civique
Le musée serait un outil éducatif majeur, à destination des écoles, des universitaires, mais aussi des touristes.
Il permettrait aux Tunisiens de mieux comprendre les racines des injustices sociales et des fractures régionales actuelles (ex. favoritisme de certaines élites pendant la colonisation française ou sous les beys).
Il pourrait accueillir des expositions temporaires : archives, récits oraux de familles tunisiennes, cartographies des frontières coloniales, etc.
Une opportunité culturelle et touristique
Ce musée deviendrait unique en Afrique du Nord : ni le Maroc ni l’Algérie n’ont de musée qui retrace TOUTES les colonisations, y compris arabes et ottomanes.
Il pourrait attirer des historiens, chercheurs, touristes culturels, et renforcer l’image d’une Tunisie lucide et assumant toute son histoire.
Les obstacles à prévoir
Politiques : certains milieux nationalistes ou islamistes refuseront qu’on parle des conquêtes arabes ou ottomanes comme de “colonisations”.
Diplomatiques : la Turquie ou certains pays arabes pourraient mal voir qu’on parle de l’époque ottomane ou arabe en termes de domination coloniale.
Une condition indispensable pour que ce musée ne soit pas un simple « entrepôt d’objets historiques », mais un véritable lieu d’expérience et d’émotion, il pourrait être conçu par
1. Une équipe pluridisciplinaire
– Architectes spécialisés en muséographie : pour concevoir des espaces immersifs et fluides.
– Scénaristes historiques : pour construire un récit chronologique et thématique, avec des transitions fortes entre les périodes (ex. passage symbolique d’une salle romaine aux invasions arabes).
– Infographistes et designers 3D : pour des cartographies animées, reconstitutions virtuelles des villes colonisées, ou des portraits interactifs.
– Anthropologues et historiens : pour garantir la rigueur scientifique du contenu.
– Spécialistes du son et de la lumière : pour plonger le visiteur dans l’ambiance des époques (sons de batailles, appels du muezzin, discours coloniaux, etc.).
2. Un parcours narratif immersif
– Le musée serait pensé comme un voyage dans le temps :
– Salle romaine : maquettes de Carthage et Dougga, table tactile expliquant l’économie agricole exploitée par Rome.
– Salle des conquêtes arabes : projection immersive des batailles, témoignages de populations locales.
– Salle ottomane : portraits des beys (ceux retirés du Palais de Carthage) contextualisés avec des anecdotes sur leur rôle politique et leur richesse.
– Salle coloniale française : archives, récits de résistants tunisiens, simulation interactive d’une confiscation de terres.
– Espace mémoire et réflexion : murs de noms des martyrs, salle de débats interactifs (tablettes où les visiteurs peuvent laisser des messages).
3. Une expérience unique pour le visiteur
– Parcours interactifs pour les enfants et étudiants (quiz, jeux historiques).
– Application mobile en AR (réalité augmentée) : voir les transformations des villes au fil des époques. ( technologie qui permet d’intégrer des éléments virtuels en 3D (en temps réel) au sein d’un environnement réel )
– Espaces temporaires pour expositions internationales ou conférences.
4. Un lieu de vie et d’échanges
Le musée pourrait intégrer :
– Une bibliothèque / médiathèque spécialisée en histoire coloniale.
– Un atelier pédagogique pour les écoles.
– Un café littéraire thématique décoré avec des reproductions d’archives.
– Restaurants gastronomiques de toutes ces périodes …
Assumer notre passé, c’est déjà reprendre en main notre destin.
Oui, ce musée est aujourd’hui un rêve, presque une abstraction intellectuelle. Non pas parce qu’il serait inutile, mais parce que la société tunisienne n’est pas encore prête à l’assumer.
En Tunisie, l’histoire est largement racontée à travers un prisme unique :
La colonisation française comme seul mal absolu.
Un musée qui mettrait toutes les dominations sur le même plan analytique serait immédiatement accusé de :
– relativiser la colonisation française,
– « trahir la mémoire nationale »,
– ou « servir des agendas étrangers ».
Je connais la musique ….
Beaucoup d’historiens tunisiens pour ,e pas dire TOUS les historiens tunisiens sont encore :
– Prisonniers d’un récit nationaliste post-indépendance,
– Formés dans une logique de réhabilitation symbolique, pas d’analyse critique.
CE MUSEE EST PRECISEMENT CE DONT LA TUNISE A BESOIN POUR MURIR
MAIS CETTE MATURITE EST JUSTEMENT CE QUI LUI MANQUE POUR LE CREER … HC
HatemC
Et toujours et encore la VICTIMISATION
L’idée de réparation ou de mémoire ne devrait pas être sélective.
Si l’on demande à la France d’assumer son passé, l’Empire ottoman devrait aussi être interrogé sur les effets de sa domination : stagnation, sous-développement, cloisonnement culturel aussi bien en Algérie qu’en Tunisie.
Plusieurs siècles de domination sans développement
3 siècles de domination et
– Aucune infrastructure moderne (pas d’hôpitaux, pas de routes au sens moderne, pas d’écoles publiques),
– Une économie de pillage et de rente, basée sur la taxation des tribus et la course maritime (piraterie),
– Un analphabétisme massif, absence d’universités scientifiques modernes.
❝ En plus de trois siècles de présence, pas un seul hôpital public moderne n’a été construit en Tunisie ou en Algérie par les Ottomans.
La France coloniale en Algérie et en Tunisie
À partir de 1830 en Algérie, 1881 en Tunisie :
– Construction de ports, chemins de fer, écoles, hôpitaux, usines,
❝ La France a modernisé en dominant, les Ottomans ont dominé sans moderniser. ❞
En parallèle Le Vietnam :
Un pays colonisé qui a choisi l’avenir, pas le ressentiment
Colonisé par la France de 1887 à 1954 (comme l’Algérie ou la Tunisie), le Vietnam a connu la guerre, la misère et la division.
Alors que le Vietnam, pays autrefois colonisé et dévasté par la guerre, est devenu l’un des champions de l’export industriel et de la croissance asiatique, l’Algérie et la Tunisie tournent toujours en rond.
Elles parlent de mémoire, de blessures, de réparations…
Mais elles n’investissent ni dans la compétence, ni dans l’innovation, ni dans la production.
L’Algérie et la Tunisie réclament réparation à la France, mais ne demandent rien aux Ottomans qui les ont maintenus dans l’ignorance pendant 3 siècles.
Ce n’est pas la colonisation qui empêche le développement.
C’est l’obsession du passé, l’ignorance de l’histoire réelle, et l’incapacité à se projeter …HC
zaghouan2040
Des atrocités de masse horribles de véritables crimes contre l’humanité ont été commis par la France entre 1832 et 1954 en Algérie
Outre les combattants des dizaines de milliers de femmes enfants vieillards ont été massacres de sang froid ; brûlés vifs femmes enceintes éventrées enfants violés yeux arrachés etc…
Donc le crime contre l’humanité est avéré
Mais la France a commis d’autres atrocités similaires a Madagascar en Afrique de l’ouest au Vietnam en Cambodge en Nouvelle Calédonie…..
Suffit de l’horreur n’en jetez plus
le financier
Bravo a l algerie pour sa loi Gayssot , eh oui a chacun sa loi memorial et le genocide algerien par les pied noirs juif comme enrico macias et autres colonisateurs
Hannibal
Puisque c’est hostile, il faut botter le c.. à ce pays voyou une fois pour toute.
Lois spécifiques, annulations davantages, expulsion de « membres de la représentation diplomatique » avec des activités criminelles ou d’espionnage, diminution de visas, diminution de titres de séjour, expulsions systématiques des OQTF et des fichés S, dénonciation des activités hostiles et criminelles dans certains pays, …
Il ne faut plus rigoler et fu.. leur gaz!
Gg
Bon, soyons clairs.
L’Algérie n’existait pas en tant que pays avant la présence française. Ce n’était qu’un vaste territoire peuplé de tribus qui se battaient entre elles et vivaient de piratage en mer, de razzias sur terre et du commerce d’esclaves noir.
Aujourd’hui le PIB de L’Algérie est de 290M$, provenant exclusivement du pétrole et du gaz que les français ont trouvé et su exploiter.
Le PIB de la France est de 3100M$, provenant de ses cerveaux et industries.
On voit le rapport de force!
Alors oui, si la France le veut, elle a tous les moyens de claquer le bec de ces incapables haineux…
En commençant par suspendre tous les visas et autorisations de l’oligarchie du pays, car le peuple ne se résume pas à ses politichiens.
Et s’il faut aller plus loin, allons y.
Retraites et prestations sociales versées ou dévoyées en Algérie, soins gratuits, regroupements familiaux, transferts d’argent etc…
La France a juste besoin d’un président qui en a dans le pantalon !
Larry
Mais Macron n’a pas réagit depuis plus de 3 ans…
À force, la France se fait bouffer !
Annulation des accords de 68 et l’Algérie commencera à réfléchir à 2 fois !!!…