Le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, a tenu, mercredi 24 décembre 2025, une séance de travail avec les présidents des chambres de commerce et d’industrie, en présence des directeurs généraux de ces structures ainsi que du PDG du Centre de promotion des exportations (Cepex).
À cette occasion, le ministre a souligné le rôle stratégique des chambres dans l’appui au tissu économique, le développement de l’investissement et l’accompagnement des efforts nationaux en matière de promotion des exportations et d’ouverture sur de nouveaux marchés extérieurs. Il a rappelé qu’elles constituent un maillon essentiel entre les opérateurs économiques et l’administration, notamment à travers la fourniture d’informations économiques, l’encadrement et les différentes formes d’appui.
Samir Abid a, dans ce contexte, appelé à opérer un saut qualitatif dans le fonctionnement des chambres de commerce et d’industrie, en instaurant une nouvelle dynamique et des méthodes de travail modernes, adaptées aux exigences actuelles. Il a insisté sur la nécessité de dépasser le rôle classique de ces structures au profit d’un rôle plus évolué, garantissant davantage d’efficacité et d’impact au service de la promotion du produit tunisien à l’étranger.
Le ministre a également exhorté les chambres à devenir une véritable force de proposition dans l’élaboration de leurs programmes d’action, en tenant compte des spécificités régionales, tout en formulant des propositions concrètes susceptibles de renforcer la présence des produits et services tunisiens sur les marchés internationaux et d’accélérer le rythme des exportations.
Par ailleurs, il a mis l’accent sur l’importance du renforcement de la coordination entre les différentes chambres, appelant à la création de noyaux opérationnels au sein de chaque chambre pour l’échange d’informations et d’expertises, ainsi que pour la préparation conjointe des missions exploratoires et des déplacements de chefs d’entreprise, dans une optique de mutualisation des efforts de promotion à l’international.
Une large part de la séance a été consacrée à l’examen des mécanismes disponibles pour la promotion de l’huile d’olive et des dattes, considérées comme des produits stratégiques pour la Tunisie sur les marchés extérieurs. Le ministre a donné des instructions pour accorder la priorité à la promotion de ces deux filières, à travers un appui renforcé aux entreprises exportatrices, afin de faciliter leur accès aux marchés étrangers, notamment les marchés à fort potentiel, tout en poursuivant parallèlement la promotion des autres secteurs, l’exportation étant une activité continue tout au long de l’année.
La réunion a également permis au ministre d’écouter les préoccupations des chambres de commerce et d’industrie, notamment celles liées à la situation administrative et professionnelle de leurs agents, ainsi qu’aux modalités d’organisation et de gestion de ces structures. Samir Abid a indiqué que plusieurs problématiques relatives à la gouvernance et au fonctionnement avaient été examinées.
De leur côté, les présidents des chambres et les directeurs généraux ont exposé les principales difficultés entravant leurs activités, en particulier celles liées au transport, au financement, ainsi qu’à certaines contraintes organisationnelles.
S.H











Commentaire
HatemC
Ce gouvernement, et à sa tête le locataire de Carthage, ne sont pas la solution : ils sont le problème.
Ils sont EBBUYEUX …
Cet article est un parfait condensé de ce qui paralyse l’action publique en Tunisie depuis des années : des réunions sans décisions, des discours sans résultats, des incantations sans bilan. On pourrait changer le nom du ministre, la date ou le lieu : le texte resterait strictement identique. C’est précisément cela le problème.
Le ministre du Commerce « souligne », « rappelle », « appelle », « insiste », « exhorte », « met l’accent ».
Il ne décide jamais, ne tranche rien, ne chiffre rien, ne s’engage sur rien. Le vocabulaire est révélateur : tout est au conditionnel politique, rien n’est au registre de l’obligation ou de la responsabilité.
Les chambres de commerce : boucs émissaires commodes
Année après année, les ministres répètent la même antienne :
les chambres doivent être « modernisées », « plus efficaces », « force de proposition », « dépasser leur rôle classique ».
Mais qui bloque réellement ces chambres ?
– Des textes obsolètes,
– une dépendance administrative totale au ministère,
– des budgets dérisoires,
– aucune autonomie stratégique,
– aucune capacité décisionnelle.
Exiger un « saut qualitatif » de structures bridées par l’État lui-même relève soit de l’hypocrisie, soit de l’incompétence. On demande à des institutions affaiblies de compenser l’inaction du pouvoir central.
Cet article n’annonce rien.
Il ne change rien.
Il ne résout rien.
Il illustre un État qui parle pour masquer son impuissance, qui organise des réunions pour occuper l’espace médiatique, et qui recycle les mêmes formules pendant que les exportations stagnent, que les entreprises étouffent et que la crédibilité du pays s’effondre.
Le plus grave n’est pas l’absence de résultats.
C’est l’absence de volonté de rompre avec ce théâtre bureaucratique, devenu la norme.
La crise tunisienne est d’abord une crise de gouvernance.
Tant que le pouvoir restera concentré, fermé, autoritaire et incapable de se remettre en question, aucune réforme sérieuse ne verra le jour.
Le problème n’est pas l’absence d’idées : c’est la présence d’un pouvoir qui empêche toute solution ….. HC