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Redeyef : l’UGTT réclame une enquête après la mort de l’infirmière Azhar Ben Hmida

Par Sarra Hlaoui


L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), à travers son union régionale à Gafsa, est revenue « avec une profonde tristesse » sur le décès de la jeune infirmière Azhar Ben Hmida exerçant à l’hôpital local de Redeyef. Celle-ci a succombé à de graves brûlures contractées alors qu’elle assurait une garde de nuit.

Dans un communiqué publié vendredi 26 décembre 2025, la structure régionale qualifie ce drame de tragédie révélatrice de la grave dégradation du secteur de la santé. Elle estime qu’il met une nouvelle fois en lumière le manque flagrant de moyens, d’équipements et de conditions minimales de sécurité au sein des établissements publics, en particulier dans les régions de l’intérieur.

Un drame symptomatique d’un désengagement des autorités

Pour l’organisation syndicale, cet incident ne constitue pas un cas isolé, mais s’inscrit dans une série de défaillances résultant de politiques de marginalisation prolongées et d’un désengagement des autorités en matière de protection du personnel de santé et des citoyens. Elle déplore que les cadres médicaux et paramédicaux soient laissés sans protection adéquate, exposés à des risques professionnels majeurs.

L’union régionale du travail à Gafsa a présenté ses condoléances les plus sincères à la famille de la défunte, à ses collègues ainsi qu’aux habitants de la ville de Redeyef. Elle tient pour pleinement responsables le ministère de la Santé ainsi que les autorités régionales et locales, dénonçant leur manquement dans la fourniture de services de santé dignes dans la région.

 « Une enquête sérieuse, transparente et approfondie »

Le syndicat appelle à l’ouverture immédiate d’une enquête sérieuse, transparente et approfondie afin de déterminer les circonstances exactes du drame et d’établir les responsabilités. Il rappelle que la dignité des professionnels de santé, tout comme celle des citoyens, constitue une ligne rouge, et que toute négligence persistante dans l’amélioration des services sanitaires est jugée inacceptable.

Enfin, l’union régionale a exprimé sa solidarité totale avec l’ensemble du personnel de santé à Redeyef et dans tout le gouvernorat de Gafsa, se disant prête à engager toutes les formes de lutte légitimes pour défendre le droit à la vie et garantir des services de santé décents pour tous.

S.H

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Commentaire

  1. HatemC

    26 décembre 2025 | 19h47

    Un syndicat qui se respecte agit en amont, sur le terrain, pas seulement après les drames.
    UGTT : un syndicat de réaction, pas de prévention

    Un syndicat moderne et responsable inspecte, alerte, documente et agit en amont.

    Or, en Tunisie, l’UGTT :
    – Ne mène pas de visites systématiques des hôpitaux
    – Ne publie pas de rapports d’inspection sur les conditions de travail
    – N’impose pas une culture de prévention des risques professionnels
    – Intervient surtout après coup, quand le scandale éclate

    Où sont les visites de terrain ?
    Un syndicat digne de ce nom devrait :
    – visiter régulièrement les services hospitaliers (urgences, blocs, réanimation)
    – constater l’état des équipements, de l’hygiène, de la sécurité
    – documenter la surcharge de travail, l’épuisement, les risques psychosociaux
    – exiger des plans correctifs chiffrés et datés

    Qui a vu l’UGTT publier un audit sérieux des conditions de travail dans les hôpitaux publics ?
    Qui a vu des inspections syndicales préventives avant les drames ?

    LE ROLE DES REPRESENTANTS DU PERSONNEL TOTALEMENT VIDE DE SON SENS
    Un syndicat qui agit seulement après la catastrophe n’est plus un syndicat de protection, mais un syndicat de commentaire.

    L’UGTT, dans le secteur de la santé, a abandonné sa mission fondamentale :
    PROTEGER LES TRAVAILLEURS AVANT QU’ILS ?E TOMBENT MALADES, BLESSES OU MORTS

    Tant qu’elle restera dans une logique réactive, politisée et non préventive,
    elle sera co-responsable de la dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux publics … HC