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Un vêtement peut-il s’avérer dangereux ?

​Pendant des décennies, la mode a été synonyme de créativité. Aujourd’hui, elle rime souvent avec surconsommation. La « fast fashion » (ou mode éphémère) repose sur un modèle simple : produire d’immenses quantités de vêtements très rapidement et à bas prix. Mais ce luxe de l’accessibilité cache des dangers réels, tant pour la planète que pour notre propre corps.

​Un désastre environnemental et social

​Le premier danger de la fast fashion est global. C’est l’une des industries les plus polluantes au monde :

Consommation d’eau : Il faut environ 2 700 litres d’eau pour fabriquer un seul t-shirt en coton, soit ce qu’un humain boit en deux ans et demi.

Pollution chimique : Les teintures textiles sont responsables de 20 % de la pollution mondiale de l’eau industrielle.

Déchets textiles : Chaque seconde, l’équivalent d’une benne de vêtements est brûlé ou enterré dans des décharges, souvent dans des pays du Sud comme le Ghana ou le Chili.

​Vos vêtements peuvent-ils être dangereux pour votre santé ?

​On l’oublie souvent, mais le vêtement est notre « seconde peau ». La réponse courte est oui : certains vêtements peuvent s’avérer toxiques en raison des substances utilisées lors de leur fabrication.

​Les substances chimiques « invisibles »

​Pour rendre les vêtements infroissables, imperméables ou simplement colorés, les industriels utilisent un cocktail de produits chimiques :

Les Nonylphénols (éthoxylates) : Utilisés pour le lavage et la teinture, ce sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent mimer les hormones humaines.

Le Formaldéhyde : Souvent utilisé pour éviter que les vêtements ne se froissent pendant le transport. C’est un irritant cutané majeur et un cancérogène reconnu en cas d’exposition prolongée.

Les Phtalates : Présents dans les imprimés en plastique (logos, dessins), ils sont liés à des problèmes de fertilité.

Les PFAS (polluants éternels) : Utilisés pour l’imperméabilisation, ils ne se dégradent jamais dans l’environnement ni dans le corps humain.

​Les risques directs pour le consommateur

​L’exposition à ces produits peut provoquer :

Des dermatites de contact : Eruptions cutanées, démangeaisons ou brûlures.

Des allergies chroniques : Une fois sensibilisé à une teinture ou une résine, le corps peut réagir violemment à chaque contact ultérieur.

L’absorption percutanée : La peau absorbe une partie des substances chimiques, surtout lorsque nous transpirons, ce qui permet aux toxines de passer dans le sang.

​Comment se protéger ?

​Face à ce constat, il ne s’agit pas d’arrêter de s’habiller, mais de changer nos habitudes de consommation.

Le conseil d’or : Lavez systématiquement tout vêtement neuf avant de le porter pour la première fois afin d’éliminer un maximum de résidus chimiques de surface.

Privilégiez les labels : Recherchez les certifications comme OEKO-TEX® Standard 100 (qui garantit l’absence de produits toxiques) ou GOTS (pour le coton biologique).

Évitez le « trop peu cher » : Si un vêtement coûte moins cher qu’un sandwich, c’est que le coût a été déporté sur la sécurité des ouvriers ou la qualité des produits chimiques utilisés.

Misez sur les matières naturelles : Le lin, le chanvre ou le coton bio sont généralement moins traités que les fibres synthétiques comme le polyester.

​La fast fashion n’est pas seulement un problème éthique ou écologique ; c’est un enjeu de santé publique. En choisissant la qualité plutôt que la quantité, nous protégeons non seulement les écosystèmes, mais aussi notre santé.

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