La Tunisie a exprimé son soutien aux positions de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), de la Ligue des États arabes et de la Commission de l’Union africaine, qui ont toutes dénoncé la reconnaissance par Israël de la région du Somaliland, partie intégrante de la République fédérale de Somalie.
Dans un communiqué publié dimanche 28 décembre 2025, le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger a réagi au communiqué publié la veille, affirmant « la solidarité totale de la Tunisie avec la Somalie et son appui sans réserve à son rejet de toute mesure portant atteinte à sa souveraineté, à l’unité de son territoire et à son intégrité territoriale ».
Une reconnaissance jugée illégale et dangereuse
La diplomatie tunisienne qualifie cette reconnaissance de « mesure grave et sans précédent », estimant qu’elle s’inscrit dans une stratégie de la mouvance sioniste visant l’expansion et la fragmentation de la région arabe à travers des pratiques jugées illégales et criminelles. Tunis considère en outre que cet acte, « dénué de toute valeur juridique », relève du comportement d’un État hors-la-loi cherchant à imposer des arrangements servant ses intérêts déclarés et occultes.
Selon le ministère, cette démarche s’inscrit également dans une logique plus large visant à faciliter les projets de déplacement forcé du peuple palestinien hors de ses terres, tout en renforçant le contrôle de certains axes commerciaux stratégiques, au mépris du droit international.
Appel à une mobilisation internationale
La Tunisie ne se limite pas à une condamnation verbale de ce qu’elle qualifie de « dérives et crimes sionistes perpétrés depuis des décennies », mais appelle la communauté internationale à agir rapidement et efficacement pour faire échec à cette décision, qu’elle considère comme une violation flagrante et persistante des conventions et normes internationales.
Tunis réaffirme par ailleurs son rejet catégorique de cette reconnaissance et renouvelle sa position constante en faveur du droit du peuple palestinien à l’ensemble du territoire de la Palestine, ainsi qu’à l’établissement d’un État indépendant et pleinement souverain, avec Al-Qods pour capitale. Elle réitère également son opposition absolue à tous les plans de déportation et de déplacement forcé visant le peuple palestinien.
Une position partagée par plusieurs pays arabes, africains et musulmans
Cette position s’inscrit dans le cadre d’une condamnation collective régionale et internationale, notamment exprimée dans un communiqué conjoint publié à Amman le 27 décembre 2025 par les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays arabes, africains et musulmans, ainsi que par l’OCI. Le texte rejette fermement l’annonce israélienne du 26 décembre 2025, la qualifiant de violation manifeste du droit international et de la Charte des Nations unies, et met en garde contre ses conséquences graves sur la paix et la sécurité dans la Corne de l’Afrique, la mer Rouge et à l’échelle internationale.
Les signataires ont également souligné leur soutien total à la souveraineté de la Somalie, tout en rejetant toute tentative de lier cette reconnaissance à des projets de déplacement du peuple palestinien, jugés inacceptables tant sur le fond que sur la forme.
S.H











4 commentaires
Larry
À quoi fallait il s’attendre….
Dès que cela touche à Israël ou aux juifs… la Tunisie rejette tout par populisme et non par bon sens….
Même les juifs tunisiens sont rejetés !…
Quelle époque !…. Pauvre pays… Pauvre de nous de vivre avec une gouvernance qui porte des oeillères !….
le financier
Bravo a la tunisie et vive le polisario et vive la palestine libre
Larry
Et vive les mythomanes !…
Nahor Guëttam
Suivisme diplomatique et « bataille de don Quichotte », tandis que le pion du Qatar, Ahmed Abay Ali (le génocidaire et criminel de guerre par son génocide au Tigray que les médias islamistes à la solde de la finance Ikhwan) ne POURRA RIEN FAIRE… Avec l’Egypte qui le menace et la Russie qui « approuve » tacitement l’action stratégique d’Israël…
Tunis rejette le Somaliland reconnu par Israël, que ne veut pas voire, mais accepte l’état du Polisario qui n’existe pas et que les USA peuvent à tout moment mettre en liste terroriste.
Un autre « prise d’air » du « grand Robocop »…
Ridicule !