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Ahmed Saidani dénonce une contradiction flagrante entre discours de souveraineté et pratiques politiques

Par Sarra Hlaoui

Le député Ahmed Saidani a vivement critiqué la séance parlementaire prévue le mercredi 31 décembre, consacrée à l’examen de nouvelles modifications d’un accord déjà ratifié, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux le 29 décembre 2025. L’élu y remet en cause à la fois le contenu des amendements proposés et la méthode adoptée pour leur adoption.

Selon Saidani, l’accord en question n’est pas nouveau. Il s’agit de l’approbation des amendements à l’accord régional sur les règles d’origine préférentielles euro-méditerranéennes (projet n°121/2025).  Il rappelle qu’il a été approuvé une première fois en 2014, sous l’Assemblée nationale constituante, dans le cadre du projet de loi n°29 de l’année 2013, puis promulgué par l’ancien président Moncef Marzouki et publié au Journal officiel n°50 de 2014. Les amendements actuellement soumis au Parlement seraient présentés comme une opportunité pour l’économie tunisienne, ce que le député conteste fermement.

D’après lui, ces modifications ne constituent nullement un choix souverain de la Tunisie, mais répondent plutôt à une dynamique imposée par les pays européens, visant à intégrer la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales sans véritable transfert de technologie ni localisation effective du savoir-faire. « Il s’agit d’un pacte politique tronqué », estime-t-il, dénonçant une intégration économique déséquilibrée.

Ahmed Saidani pointe également ce qu’il qualifie de discours paradoxal du pouvoir exécutif, accusant le président de la République de continuer à invoquer la souveraineté nationale, tout en appelant les députés à ratifier ces amendements au nom du respect des engagements internationaux de l’État tunisien. Une posture qu’il juge contradictoire, voire révélatrice d’un « vide politique ».

Le député dénonce en outre la précipitation entourant la procédure d’adoption. Il affirme qu’après une forte rhétorique politique et des slogans répétés, le pouvoir aurait échoué « dès le premier test réel », évoquant la tenue d’un conseil ministériel en urgence, suivi de la transmission du projet de loi au Parlement pour une adoption accélérée, « en l’espace d’une semaine ».

Pour Ahmed Saidani, la date du 31 décembre, officiellement retenue pour la tenue de la séance plénière, illustre parfaitement le décalage entre les discours affichés et les actes concrets. « Les slogans vont dans une direction, tandis que les décisions prises vont dans une direction totalement opposée », conclut-il.

S.H

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Commentaire

  1. le financier

    30 décembre 2025 | 10h39

    La vérité est assez simple KS et ses proches sont prets a dire oui a n importe qui , pour rester au pouvoir :
    – ue impose qu on reprenne les migrants meme du Bangladesh  » pas de probleme » tant que vous soutenez le regime
    – les US et les sionistes imposent aucune actions contre Israel = pas de pb tant que vous soutenez le regime
    – l algerie demande une meilleur cooperation avec des contre parti discutable dont soutenir le regime = pas de pb tant que vous soutenez le regime
    – la chine souhaite une plus grande ouverture commercial sans contrepartie ou transfert de technologie = pas de pb
    -la libye ferme la frontiere a nos produits et aux ressortissant tunisien tout en autorisant l inverse et tout le reste concernant le petrole gaz = pas de pb tant que la libie Turquie qatar uae saudi russie soutiennent le regime

    C est pas compliqué de gouverner en se souciant que de son interet personnel et en aucun des interets superieur de la nation