La famille de l’avocat et militant démocrate Ayachi Hammami lui a rendu visite, mardi 30 décembre 2025, à son lieu de détention à la prison de la Mornaguia alors qu’il entame son 28e jour de grève de la faim ouverte.
Selon le communiqué publié par la famille du détenu, Ayachi Hammami maintient fermement sa décision de poursuivre son mouvement de protestation. Il réaffirme son attachement à ses convictions, son refus de la répression dont il fait l’objet et sa détermination à aller au bout de sa démarche. La famille a toutefois constaté, avec une vive inquiétude, une détérioration continue de son état de santé, marquée notamment par un affaiblissement des indicateurs vitaux et une perte de poids significative.
Lors de cette visite, le détenu s’est également montré préoccupé par le sort de l’opposant Ahmed Néjib Chebbi, s’enquérant de l’issue de la séance relative à son recours et des derniers développements judiciaires.
Dans son communiqué, la famille d’Ayachi Hammami affirme suivre avec une profonde inquiétude l’évolution de sa situation sanitaire et tient les autorités pour pleinement responsables de toute aggravation de son état. Elle estime que le maintien en détention de l’avocat, alors qu’il s’expose aux risques majeurs d’une grève de la faim ouverte, constitue une mise en danger grave de sa vie et une atteinte flagrante à ses droits fondamentaux.

Figure historique du militantisme démocratique en Tunisie et ancien coordinateur du Comité national de défense des détenus politiques, Ayachi Hammami est reconnu pour son engagement constant en faveur des libertés publiques et des droits fondamentaux. Il a, à plusieurs reprises, dénoncé une affaire qu’il considère comme « montée de toutes pièces » et à caractère éminemment politique.
L’avocat a été arrêté le mardi 2 décembre 2025 à son domicile, à la suite d’un jugement en appel dans le cadre de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ». La Cour d’appel l’a condamné à cinq ans de prison, assortis de deux ans de surveillance administrative, après une peine de huit ans, prononcée en première instance.
Face à cette situation, la famille appelle à la libération immédiate d’Ayachi Hammami ainsi que de l’ensemble des détenus politiques. Elle exhorte également toutes les parties concernées à assumer leurs responsabilités afin de protéger sa vie et de mettre un terme aux violations dénoncées.
M.B.Z












