L’Union régionale du travail de Nabeul a exprimé, mardi 30 décembre 2025, sa vive inquiétude face à la montée des tensions sociales dans la région, dans un contexte marqué par la multiplication des mouvements ouvriers et des protestations touchant plusieurs secteurs.
Dans un communiqué publié par Echaâb News, organe de presse de l’UGTT, le bureau exécutif de l’organisation syndicale a estimé que la situation a atteint un stade critique, susceptible d’avoir de graves répercussions sur la paix sociale. Il a tenu l’autorité régionale pour responsable de la dégradation actuelle des conditions sociales dans la région.
L’Union régionale a pointé l’échec des autorités régionales dans la gestion du dossier social, évoquant une approche jugée négative des revendications soulevées ainsi que la fermeture de la porte au dialogue avec les partenaires sociaux. Selon le syndicat, cette attitude a contribué à compliquer les problématiques existantes et à accentuer leur accumulation.
Elle a également dénoncé le manque de discernement, l’absence de vision claire et le rejet d’une approche participative, considérant que ces facteurs ont nourri la colère et l’exaspération des travailleurs. L’organisation a averti que la politique de la fuite en avant ne ferait qu’aggraver davantage la situation.
Par ailleurs, l’Union régionale a estimé que l’ignorance des revendications sociales légitimes, la minimisation des mouvements de protestation et la diabolisation des luttes ouvrières constituent une provocation directe et un facteur pouvant conduire à une explosion sociale. Elle a souligné que la responsabilité d’un tel scénario incomberait aux parties ayant persisté à fermer les portes du dialogue.
Dans ce cadre, l’Union régionale du travail de Nabeul a annoncé tenir l’autorité régionale pour pleinement responsable de la situation sociale actuelle et future. Elle a renouvelé son appel à l’ouverture immédiate et sérieuse d’un dialogue avec l’ensemble des partenaires sociaux, sans exclusion ni conditions préalables, tout en annonçant l’entame des préparatifs d’un mouvement régional de protestation en défense des revendications sociales et des droits jugés légitimes.
Le syndicat a précisé que ce mouvement constitue un choix contraint, imposé par la politique de blocage et le refus de solutions. Il a assuré que toute action à venir se déroulera de manière responsable et pacifique, tout en faisant porter aux autorités régionales l’entière responsabilité des conséquences en cas de poursuite de la même démarche.
En conclusion, l’Union régionale a averti que la patience des travailleurs a atteint ses limites, rappelant que le droit à la protestation est garanti, et rejetant toute gestion des affaires sociales fondée sur l’imposition et l’exclusion.
M.B.Z










