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Vignette électronique : le site attendu au 1er janvier toujours indisponible

Par Imen Nouira

L’année 2026 devait marquer un tournant dans le paiement de la taxe de circulation, communément appelée vignette automobile, avec l’entrée en vigueur du paiement électronique et la fin de l’autocollant apposé sur le pare-brise. Pourtant, au vendredi 2 janvier 2026, soit deux jours après la date officielle d’application du nouveau dispositif, aucune communication institutionnelle n’a été publiée et le site dédié au paiement en ligne n’est toujours pas opérationnel.

Selon les informations ayant circulé ces dernières semaines, le portail électronique destiné au règlement de la taxe (www.taxedecirculation.gov.tn) devait être accessible dès le 1er janvier 2026. Toutefois, cette annonce n’a jamais fait l’objet d’une confirmation formelle par les autorités concernées. Elle a seulement été évoquée à plusieurs reprises par des responsables lors d’interventions médiatiques, sans qu’aucun communiqué ne vienne préciser le calendrier réel de mise en service.

Un cadre juridique pourtant déjà en vigueur

Sur le plan réglementaire, la réforme est bel et bien actée. Un arrêté conjoint de la ministre des Finances, du ministre de l’Intérieur, du ministre des Transports et du ministre des Technologies de la communication, daté du vendredi 19 décembre 2025, a été publié au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) n°151. Le texte est entré en vigueur le mercredi 1er janvier 2026.

Cet arrêté fixe les nouvelles modalités de paiement des taxes de circulation applicables aux voitures particulières, aux motos ainsi qu’aux véhicules utilitaires. Il prévoit expressément la possibilité de s’acquitter de cette taxe soit directement auprès des recettes des finances, soit par le biais de moyens électroniques fiables, tout en respectant les délais légaux en vigueur.

Fin de l’autocollant, place au récépissé

L’une des principales nouveautés introduites par la réforme concerne la suppression de l’autocollant de vignette. Jusqu’à la fin de l’année 2025, le paiement de la taxe de circulation était matérialisé par deux éléments : un récépissé papier conservé par l’automobiliste et un timbre adhésif collé à l’intérieur du pare-brise, dans l’angle supérieur droit, de manière à être lisible de l’extérieur.

Depuis le 1er janvier 2026, cette obligation disparaît. Désormais, la preuve du paiement repose exclusivement sur un récépissé, délivré soit en format papier lorsque le paiement est effectué auprès d’une recette des finances, soit en format électronique lorsque le règlement est réalisé en ligne. Ce récépissé constitue l’unique preuve officielle du paiement de la taxe de circulation.

Paiement à distance, mais maintien du guichet

Le nouveau dispositif n’exclut pas le paiement physique. Les automobilistes peuvent toujours se rendre auprès des recettes des finances pour s’acquitter de leur taxe, comme auparavant, mais sans recevoir d’autocollant. En parallèle, le paiement à distance est appelé à se généraliser, permettant aux usagers de régler leurs taxes depuis leur domicile, à tout moment, y compris en dehors des horaires administratifs et durant les week-ends, une fois la plateforme pleinement opérationnelle.

Le règlement électronique pourra s’effectuer à l’aide des moyens de paiement habituellement utilisés en Tunisie, notamment les cartes bancaires et postales intégrées au système national de paiement.

Contrôles numériques en temps réel

Dans le cadre de cette réforme, le ministère des Finances prévoit également de mettre à la disposition des structures de contrôle des interfaces de programmation numériques. Ces outils permettront de vérifier en temps réel si les taxes de circulation exigibles ont été effectivement acquittées, mettant fin à la nécessité de contrôler visuellement la présence d’un autocollant sur le pare-brise.

Rappel des échéances de paiement et des tarifs applicables en 2026

Afin de faciliter la lecture et d’offrir une vision synthétique aux automobilistes, les échéances de paiement de la taxe de circulation pour l’année 2026, ainsi que les tarifs applicables selon la catégorie de véhicule, sont récapitulées dans le tableau ci-dessous.

Pour rappel, la Loi de finances 2026 n’a introduit aucune modification des montants de la taxe de circulation. Les tarifs demeurent identiques à ceux en vigueur en 2025, de même que le calendrier des échéances, fixé par la réglementation fiscale.

       *: À l’exception des véhicules d’État et des collectivités locales

Dans le détail, les délais de paiement restent les suivants :

  • 10 janvier 2026 : taxe unique de compensation de transport routier pour les véhicules de transport de personnes et de marchandises, notamment les taxis, les louages et les semi-remorques.
  • 5 février 2026 : véhicules appartenant aux personnes morales de droit public (État, entreprises publiques, collectivités locales) ainsi qu’aux entreprises privées.
  • 5 mars 2026 : véhicules appartenant à des personnes physiques dont le numéro d’immatriculation est pair.
  • 5 avril 2026 : véhicules appartenant à des personnes physiques dont le numéro d’immatriculation est impair ainsi que les motos.
  • 5 mai 2026 : voitures de location et véhicules acquis à travers des sociétés de leasing.
Un lancement attendu par les automobilistes

Alors que le cadre réglementaire est en place et que les délais de paiement approchent pour plusieurs catégories de véhicules, l’absence de communication officielle et le retard constaté dans le lancement du site de paiement électronique suscitent interrogations et attentes chez les automobilistes. Une clarification rapide des autorités compétentes sur l’état d’avancement du projet et sur la date effective de mise en service du portail apparaît désormais indispensable pour accompagner cette réforme majeure de la fiscalité automobile.

I.N.

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3 commentaires

  1. Anissa Artisanet

    3 janvier 2026 | 5h26

    C bizarre
    Le numérique passe toujours par une période de cohabitation avec l’ancien
    Tous le monde le sait
    Tous le monde le fait
    Pour les automobilistes qui fébrile pour payé cette taxe eh bein il faut pas avoir peur ni avoir a souffrir il suffit de prendre son Courage à deux mains et aller à un bureau de fisc et prendre un tiquet et attendre l’appel et payer
    Et sa soulage…

  2. aissaoui nasser

    2 janvier 2026 | 19h20

    Pourquoi se presser en annonçant une date qu’ on ne peut pas honorer? Le pauvre citoyen n’ a rien demamandé ni exigé. Il est prêt à continuer à trimer devant les guichets. Il en a bien l’habitude. Alors Messieurs de l’informatique, prenez votre temps et, bon sang, pondez nous un semblant de web qui fonctionne.

  3. HatemC

    2 janvier 2026 | 17h59

    C’est le comble de l’ironie bureaucratique.
    Alors qu’on nous annonce une « modernisation » avec la fin de l’autocollant, le service public n’est même pas capable de mettre en ligne un site web fonctionnel le jour J.
    C’est la preuve éclatante :

    ON CHANGE L’EMBALLAGE ( LE NUMERIQUE ),MAIS LE CONTENU ( L’EFFICACITE ) RESTE DEFAILLANT.

    À quoi servent réellement les recettes de la vignette ?
    En théorie, et dans l’esprit de Bourguiba qui voulait des infrastructures dignes d’un État moderne, cet argent devrait être un investissement.
    Mais en 2026, la réalité est plus sombre :

    Contrairement à une idée reçue, l’argent de la vignette ne va pas directement et intégralement dans un pot réservé aux routes. ça se saurait vue l’état des routes, des ponts, des passages à niveau, des feux rouges et des marquages au sol inexistant partout ….

    Il tombe dans le budget global de l’État.
    Il sert donc à payer les salaires de la fonction publique, à rembourser la dette et à colmater les brèches budgétaires.

    On demande aux Tunisiens d’être des citoyens modèles, de payer leurs taxes à temps (sous peine d’amende), mais l’État, lui, n’est pas un prestataire de services modèle :

    Impuissance numérique : On est en 2026 ! Proposer un paiement en ligne qui ne fonctionne pas le 2 janvier est une faute professionnelle grave.

    Rupture du contrat : Le citoyen paie pour circuler. S’il n’y a pas d’eau dans les tuyaux (comme pour la SONEDE) et que les routes s’effondrent, à quoi bon payer la vignette ? … HC