La Fédération générale de l’enseignement de base relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a exprimé, dans un communiqué publié, samedi 3 janvier 2026, sa vive inquiétude et son étonnement à la suite de l’annonce de la démission du secrétaire général de l’UGTT et du secrétaire général adjoint chargé des études, à un moment qu’elle qualifie de « particulièrement sensible ».
Selon la fédération, ces démissions interviennent alors que la date de la grève générale a été fixée par la Commission administrative nationale, en application des décisions du Conseil national réuni les 4 et 5 septembre. Elle rappelle que cette échéance constitue une étape historique du mouvement syndical, d’autant plus que les structures de l’enseignement de base, à leur tête la fédération, avaient choisi de privilégier l’intérêt supérieur des travailleurs, en annulant la grève sectorielle initialement prévue pour s’engager pleinement dans la préparation de la grève générale.
Dans son communiqué, la fédération estime que la décision du secrétaire général et d’un membre du bureau exécutif ne peut être interprétée que comme une « fuite manifeste de la bataille sociale » et un abandon irresponsable des responsabilités de direction, dans une phase qui exige, selon elle, clarté, fermeté et engagement collectif, plutôt que retrait ou suspension de la lutte.
Tout en réaffirmant son attachement au respect des structures syndicales légitimes et de leurs décisions, la Fédération générale de l’enseignement de base considère que ce comportement constitue une atteinte à l’unité syndicale et envoie un signal négatif aux militants et militantes encore mobilisés sur le terrain pour défendre leurs droits face aux politiques de paupérisation, à la dégradation du service public et aux atteintes au droit syndical.
La fédération rejette catégoriquement toute politique de désengagement des responsabilités, quels qu’en soient les motifs, et tient la direction démissionnaire pour entièrement responsable des répercussions de cette décision sur l’unité, l’image et les luttes de l’UGTT. Elle réitère son attachement au choix de la lutte collective et organisée, ainsi qu’aux décisions des instances légitimes de l’organisation, au premier rang desquelles la Commission administrative nationale.
Soulignant que la bataille sociale ne peut être menée par le retrait, mais par la résistance, la clarté et l’alignement sans ambiguïté sur les intérêts des travailleurs, la fédération appelle l’ensemble des syndicalistes à se rassembler autour de leurs structures légitimes. Elle insiste sur le fait que l’UGTT « appartient à ses militants » et ne saurait être « l’otage de calculs personnels ou de choix individuels ».
Enfin, la Fédération générale de l’enseignement de base exhorte le bureau exécutif de l’UGTT à assumer pleinement sa responsabilité historique et syndicale, en procédant sans délai à la publication de l’avis de grève générale et en s’engageant activement sur le terrain pour assurer son succès, considérant cette échéance comme une bataille centrale pour la défense des droits économiques et sociaux des travailleurs et pour la préservation de la crédibilité et de l’unité de l’organisation syndicale.
S.H











2 commentaires
ZARZOUMIA
touts les morpions qui s’y trouvent devraient être passés aux produits
Hedi Ben salem
OK