Le monde s’est réveillé, surpris, samedi 3 janvier 2026, avec le kidnapping du président vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, dans son propre palais présidentiel à Caracas.
Donald Trump avait bien annoncé qu’il y aurait « quelque chose » au Venezuela. Depuis quelques semaines, les tambours de la guerre battaient au large des Caraïbes. Mais personne n’avait prévu ce scénario de kidnapping. On avait tout imaginé, sauf ce qui s’est produit ce samedi. Le président américain a pris tout le monde de court.
Bien entendu, et Trump ne l’a pas caché, l’objectif principal de ce kidnapping n’est pas Maduro lui-même, mais le pétrole vénézuélien. Le kidnappé a été averti et sommé de partir vers un exil doré, en Turquie, mais il a refusé.
Au-delà du pétrole vénézuélien et du banditisme américain, ce qui est intéressant à observer, ce sont les réactions des uns et des autres, aussi bien en Tunisie que dans le monde.
L’Europe muette face à Trump
Le monde dit libre, celui-là même qui donne des leçons à tout va, s’est couché samedi. Les Européens, qui traitaient Vladimir Poutine de tous les noms — allant jusqu’à le considérer comme criminel de guerre — lorsqu’il a envahi l’Ukraine en 2022, étaient presque muets face à Donald Trump.
Devant Poutine, ils parlaient valeurs, droit international, légitimité, non-ingérence. Devant Trump, ils appellent timidement au calme et proposent une médiation en chuchotant.
Ainsi va la vieille Europe. Elle perd les batailles les unes après les autres. Sur le plan militaire, elle dépend totalement des États-Unis. Sur le plan industriel, elle est battue par la Chine et dépend d’elle pour ses terres rares. Sur l’aérospatial, elle est dépassée par les Chinois, les Indiens et même par les acteurs privés américains, Bezos et Musk. Elle n’a toujours pas de véritable concurrent au GPS, elle est largement distancée sur l’intelligence artificielle et elle est à des années lumières dans la vraie guerre des puces électroniques bien dominée par les Taïwanais et les Américains. Sur le plan culturel, Netflix et Prime Video dépassent l’ensemble des plateformes européennes.
Il ne restait plus à l’Europe que les valeurs. Mais même ses valeurs sont malmenées. D’abord par Netanyahou, criminel de guerre recherché par la CPI, qui survole librement le ciel européen sans que quiconque ne le dérange, puis aujourd’hui par Trump.
Que reste-t-il de l’Europe, maintenant que nous sommes face à un nouvel ordre mondial ?
Samedi, grâce à Donald Trump, le monde est officiellement entré dans l’ère du postoccidentalisme, selon le terme de l’historien français des relations internationales Florian Louis, qui considère que les Européens sont traités comme de vulgaires vassaux des États-Unis.
« Leurs fausses valeurs sont mises en vente », ironisait samedi Kirill Dmitriev, financier russe et proche émissaire de Poutine. « Attendre que les vassaux effrayés prennent la parole est comparable à attendre Godot », a-t-il cinglé en ricanant.
Comme si l’humiliation ne suffisait pas, l’Europe observe, presque sans voix, les menaces répétées de Donald Trump sur le Groenland, territoire danois et européen, dont il a explicitement évoqué l’annexion par la force, promettant une opération dans les mois à venir — une échéance que ses propres déclarations situent à moins de deux mois.
Maduro, un dictateur sans peuple
Nicolas Maduro était un petit dictateur. Il a affamé son peuple, jeté en prison ses adversaires politiques, falsifié les élections et préparait, pour 2026, une réforme constitutionnelle. Il a bâillonné les médias et mis au pas la justice et l’armée.
Il n’a été brillant que sur un point : le verbiage. Maduro adorait parler de révolution bolivarienne, de complots, de conspirations. Sur ses lèvres, il n’y avait que l’injure à l’encontre de ses opposants.
Il n’avait pour horizon qu’une idéologie stérile, nourrie de rodomontades et de slogans creux.
Il exécrait le capitalisme et jurait par l’État tout-puissant. Il me rappelle étrangement un président contemporain dont le nom m’échappe.
Quand Trump a dévoilé ses menaces et envoyé son armée aux Caraïbes, Maduro a fait appel au peuple pour le soutenir. Quelques tartempions sont sortis dans les rues — un peu comme chez nous le 17 décembre dernier — et Maduro a cru avoir obtenu un mandat populaire.
Sauf que ce soi-disant mandat n’en était pas un, et il l’a appris à ses dépens samedi dernier.
Si Maduro a été kidnappé, c’est parce qu’il était kidnappable. Et s’il l’était, c’est parce qu’il n’était protégé ni par sa garde présidentielle, ni par son armée, ni par son peuple.
Jamais Donald Trump n’aurait osé un tel assaut s’il avait été soutenu à l’intérieur et aimé par son peuple.
Un petit dictateur qui vole la volonté de son peuple et gouverne contre ses intérêts ne dure jamais longtemps. Il finit toujours écrasé. C’est une vérité immuable Trump vient de le prouver une nouvelle fois.
Le vrai peuple n’est pas celui qui sort à l’appel du pouvoir. Le vrai peuple est celui qui sort spontanément. En se maintenant par la terreur, Maduro s’était dépouillé de toute légitimité populaire. Le Venezuela aurait été démocratique, jamais il aurait été envahi.
Les indignations sélectives de Tunis
À Tunis, quelques voix se sont élevées pour dénoncer l’impérialisme et la barbarie américains. Certains sont même sortis devant le théâtre municipal pour jouer la comédie des vierges effarouchées, défendre Nicolas Maduro et le « peuple vénézuélien frère ».
Mais de quel peuple parle-t-on ?
Celui sorti à l’appel du pouvoir, incapable de protéger son maître, ou celui sorti spontanément samedi pour célébrer sa chute ?
Peu importe. On a donc des citoyens tunisiens qui s’inquiètent pour le sort d’un petit dictateur et se disent choqués par le comportement impérialiste — et indéfendable — de Trump.
Mais qu’a fait Trump, au fond ? Il a utilisé l’armée pour abattre un adversaire politique. N’est-ce pas, dans une autre forme, ce qu’a fait Kaïs Saïed le 25 juillet 2021 ?
On reproche à Trump d’avoir violé le droit international. Mais que dire d’un président qui a jeté à la poubelle une Constitution qu’il avait juré de respecter ?
Entre Trump et Saïed, je ne vois pas de différence. Pas plus que je n’en vois entre la gouvernance de Maduro et celle du nôtre.
Ces voix tunisiennes qui dénoncent le pirate des Caraïbes américain auraient été bien plus crédibles si elles avaient dénoncé le comportement de notre président.
Pourquoi ces voix, notamment celles des panarabistes d’Echaâb, sont-elles choquées face à Trump et silencieuses face à Saïed ?
Les valeurs ont-elles une valeur quand il s’agit du Venezuela et cessent-elles d’en avoir quand il s’agit de la Tunisie ?
Trump a kidnappé un président en exercice. Mais Saïed a aussi kidnappé Abir Moussi, Néjib Chebbi, Ghazi Chaouachi, Khayam Turki, Kamel Letaïef et des dizaines d’autres.
En attendant Godot
J’emprunte à M. Dmitriev ses mots sur les Européens pour les appliquer à nos panarabistes et faux bolivariens : « Leurs fausses valeurs sont mises en vente. Attendre que les vassaux effrayés prennent la parole est comparable à attendre Godot. »
Dans la pièce « En attendant Godot » de Samuel Becket sortie en 1953, Godot est celui qu’on attend sans jamais le voir venir. Il est annoncé, promis, espéré, mais il ne se manifeste pas. Les personnages parlent, s’agitent, s’indignent parfois, mais ne font rien. L’attente devient un alibi. L’inaction, une posture. Et l’absurde, un mode de gouvernance.
Aujourd’hui, l’Europe attend aussi. Elle attend que Trump respecte le droit international. Elle attend que ses valeurs aient encore un sens. Elle attend que l’ordre ancien revienne. Mais comme chez Beckett, l’attente est vaine. Face à Trump, elle chuchote. Face à Maduro hier, elle donnait des leçons. Face au réel, elle se couche. Godot ne viendra pas.
Maduro, lui, attendait autre chose : que son peuple le protège, que son armée le défende, que ses discours produisent de la loyauté. Il n’a récolté que le vide. Un dictateur sans peuple est toujours kidnappable. Trump n’a fait que révéler brutalement ce que Maduro avait déjà perdu : toute légitimité.
Et Trump, dans tout cela, n’a rien inventé. Il a simplement assumé, sans masque, la loi du plus fort — celle que l’Occident dénonce quand elle vient des autres et accepte quand elle vient de lui. Il a montré ce que valent réellement les principes quand ils se heurtent au pétrole, à la puissance et au rapport de force.
En Tunisie aussi, certains attendent. Ils attendent que les valeurs soient universelles, que l’indignation soit cohérente, que l’arbitraire choque partout de la même manière. Ils dénoncent Trump, pleurent Maduro, mais se taisent face à Saïed. Ils crient contre l’impérialisme et ferment les yeux sur les kidnappings politiques domestiques.
Ils n’attendent pas Godot.
Ils attendent surtout de n’avoir rien à faire, rien à dire et rien à risquer.











10 commentaires
HatemC
Je m’adresse à ces Panarabistes Tunisiens les Nasseriens d’un autre âge ….
Ils hurlent contre Trump.
Ils s’indignent pour Maduro.
Mais face à Saïed ? Silence.
Mais face à Kaïs Saïed, Echaâb, les panarabistes et les nassériens se taisent.
Même logique. Même culte de l’homme fort.
Même mépris pour les libertés.
Même peuple sacrifié au nom de la “souveraineté
Les panarabistes et nassériens tunisiens n’ont jamais défendu les peuples,
ils ont toujours défendu les régimes “anti-impérialistes”, même quand ils affament et répriment.
Ils ont phagocyté la révolution de 2011, vidé son sens, étouffé ses promesses.
Aujourd’hui encore, ils justifient l’autoritarisme au nom de la “souveraineté”.
Le Venezuela les choque.
La Tunisie les arrange.
Les valeurs ne sont pas à géométrie variable.
Ou elles valent partout, ou elles ne valent rien.
Leur problème n’est pas Trump.
Leur problème, c’est la démocratie …
Le vrai problème en Tunisie n’est pas seulement le pouvoir.
C’est aussi l’immaturité politique collective.
Le Tunisien reste prisonnier des slogans, des postures, des mythes.
Il vote contre, rarement pour un projet.
Il applaudit des discours, pas des résultats.
Sans culture politique solide,…
المشكل في تونس موش كان في الحاكم.
المشكل زادة في العقلية السياسية متاع التوانسة…..
الديمقراطية ما تعيشش بالشعارات.
تعيش بالوعي، بالمحاسبة، وباختيارات صحيحة. …. Je précise que j’utilise le dialecte Tunisien et non l’arabe et voici la traduction
» Le problème en Tunisie ne vient pas seulement du pouvoir.
Il vient aussi de la mentalité politique des Tunisiens.
La démocratie ne vit pas de slogans.
Elle vit de conscience, de responsabilité et de bons choix. » …. HC
HatemC
Des peuples entiers sont muselés par des régimes oppressifs, violents et appauvris.
Quand la misère et la répression deviennent quotidiennes, la rue ne suffit plus pour faire entendre sa voix.
Au Venezuela, plus de 7 millions de citoyens ont fui. L’exil est devenu le seul moyen de survie.
Dans ce contexte, l’aide extérieure n’était plus une option : elle était nécessaire pour arracher la tête du serpent, pour briser un système qui affamait son propre peuple.
Mais l’essentiel commence maintenant.
C’est au peuple vénézuélien, vaillant et résilient, de reprendre son destin en main.
Il doit reconstruire, rétablir des institutions crédibles, et faire vivre son pays de ses propres richesses, loin des castes et des prédations.
La souveraineté ne se proclame pas. Elle se conquiert, et aucun peuple ne mérite plus de se voir confisquer son avenir.
La leçon est universelle : l’aide extérieure n’est jamais une fin.
Elle ne peut être efficace que si le peuple et ses institutions saisissent la chance de reconstruire et de gérer leurs richesses. La Tunisie l’a gâché
Sinon, elle se dilue dans la rente, la caste et la promesse trahie.
– Le Venezuela a maintenant cette opportunité.
– La Tunisie, elle, continue de la gaspiller … HC
HatemC
Trump n’agit pas par cupidité, mais par stratégie.
Non, Trump ne « vole » pas le pétrole du Venezuela.
Affirmer que Trump voudrait « s’emparer du pétrole vénézuélien » relève moins de l’analyse que du réflexe militant, relève de la paresse intellectuelle ou de la propagande idéologique.
Cet argument ne résiste ni aux faits économiques, ni à l’analyse géopolitique la plus élémentaire.
Ce récit ne tient ni économiquement, ni techniquement, ni géopolitiquement.
Ce qui est en jeu, ce n’est pas le pétrole.
C’est l’équilibre des puissances dans une région historiquement stratégique pour Washington.
Réduire cela à la cupidité, c’est refuser de voir la réalité :
La géopolitique ne se fait pas avec des slogans, mais avec des rapports de force.
Et pendant que certains fantasment un complot pétrolier, une vérité demeure :
Le peuple vénézuélien n’a jamais profité de ses richesses.
Le pétrole a nourri une caste, pas la nation.
Les États-Unis sont le premier producteur mondial de pétrole, avec près de 20 millions de barils par jour, loin devant l’Arabie saoudite.
Ils sont exportateurs et disposent d’un pétrole léger, rentable et facilement exploitable.
Ils n’ont aucun intérêt économique vital à aller chercher ailleurs ce qu’ils produisent déjà mieux chez eux.
Mais surtout — et c’est l’angle que les slogans idéologiques évitent soigneusement — le pétrole vénézuélien est l’un des plus difficiles et coûteux à produire au monde.
Il s’agit majoritairement de pétrole lourd et extra-lourd :
– extraction complexe,
– besoins technologiques élevés,
– coûts de production très importants,
– dépendance à des investissements massifs et continus,
– Ce n’est pas un eldorado.
– C’est un pétrole à haute intensité de capital, peu attractif sans un cadre fiable.
Penser que les États-Unis risqueraient une crise internationale pour un pétrole cher, lourd, difficile à raffiner, alors qu’ils disposent d’un pétrole plus rentable sur leur propre sol, relève de la fiction militante.
Le pétrole n’est pas la cause de la chute de Maduro.
LA CAUSE REELLE, C’EST LA CHINE.
Depuis plus d’une décennie, Pékin a méthodiquement tissé sa toile en Amérique du Sud.
Pour Washington, le problème n’était ni idéologique ni moral.
Il était stratégique : laisser une puissance rivale s’installer durablement dans une région historiquement sous influence américaine.
Un élément majeur est soigneusement évacué du débat : la facilité de la capture de Maduro.
Une opération de ce type n’est jamais uniquement militaire.
Elle est politique, informationnelle et surtout interne.
Quand un chef d’État est capturé et exfiltré rapidement, cela révèle presque toujours des complicités au cœur même du pouvoir.
Un régime réellement solide résiste.
En 1989, le Panama de Noriega, pourtant bien plus petit et isolé, avait opposé une résistance réelle aux forces américaines. Le Venezuela, lui, s’est effondré de l’intérieur.
Cela signifie une chose :
– le régime Maduro était déjà fissuré
– les loyautés étaient achetées, fragiles, réversibles
– une partie de l’appareil sécuritaire savait que le régime était condamné
Cette capture n’est donc pas seulement une opération américaine.
Ce n’est pas Trump qui a fait tomber Maduro.
Trump a accéléré une chute déjà engagée, rendue possible par la corruption, la défiance et les trahisons internes … HC
Fares
Le pétrole n’est plus la seule motivation. Les américains ont besoin de construire des centre de données de plus en plus vastes (équivalents à des villes entières) et qui consomment beaucoup d’eau potable. Ils ont également besoin de matière première pour la fabrication des puces électroniques. Voir Chip Wars par Chris Miller.
Vladimir Guez
Le monde se darwinise et la faiblesse ne sauve plus.
C’était la posture des Méliens face aux atheniens. Ils voulaient rester neutres et en appelait au sens de la justice des athéniens et a leur compassion envers une petite cité pacifique et sans défense.
Les Athéniens leur ont repondu que la justice ne s’applique qu’ entre puissances egales.
Ils tuerent les hommes réduisant en esclavage les femmes et les enfants.
L’idée que tous les gens se valent et sont égaux , que les nations se valent et sont égales, L’idée que civilisations se valent est une fable à laquelle on s’accroche par faiblesse.
L’ordre mélien va s’imposer a Caracas, comme a Téhéran ou a Gaza puis a Taïwan et ailleurs.
Quand le voisin algérien aura envie de faire main basse sur la faible Tunisie , personne ne lèvera le petit doigt.
Fares
Et si c’était en Tunisie? On a déjà eu un avant goût il y a quelques mois avec un déroulement d’événements très surprenant. Je parle des attaques des deux drones à quelques mètres du palais présidentiel. Nous nous sommes indignés et nous étions prêts à oublier le désaccord avec. Ks et protester contre cette violation de la souveraineté nationale. A la surprise générale, le régime a tout fait pour banaliser les deux attaques avant d’étouffer cette affaire. Si Maduro était Saied, il aurait demandé aux venezueliens de be pas s’inquiéter, il sort juste faire une petite promenade avec les marines et il sera de retour avant le dîner?
Je me demande si Trump pourra coloniser aussi facilement le Groenland ou le Canada. Les peuples de ces deux pays soutiennent à 100% leurs dirigeants respectifs. Les canadiens observent depuis un an une campagne de boycott contre les produits et services américains. La souveraineté n’est pas juste un slogan, elle se pratique au quotidien.
Hannibal
Moi je vois une première différence notable : le QI.
En fait, l’un est insignifiant et l’autre est hégémonique.
Quant à l’Europe, elle est naïve et est coincée.
Les US peuvent prendre le Groenland, la Russie l’Ukraine et peut faire ce qu’elle veut pour affaiblir l’Europe surtout économiquement dans l’intérêt des US, la Chine Taïwan, etc.
Un deal qui instaure la loi de la jungle où l’argent reste l’objectif principal.
La Tunisie dans tout ça ? Pour reprendre le verbiage de Trump, elle doit faire attention à ses fesses : le voisin / la mafia de l’Est veut agrandir son territoire de chasse.
Hannibal
Erratum : Ouest au lieu d’Est. L’Est est empêtré dans des querelles tribales débiles.
BTA Mejid
L’empire! C’est ca l’enjeu de nos jours, on revient aux guerres napoleennes.
Je m’explique : on voit en ce moment la naissance d’empires : USA, Russie, Chine, Inde, Turquie. L’enjeu est là, qui deviendra puissant en s’accaparant les matieres premieres petrole et produits miniers. L’enjeu est vital et économique. Le droit international est bafoué depuis des années Irak, Afghanistan, Palestine, Libye… seuls les puissances militaires se permettent d’envahir au nom de la sécurité et de la dictature.
Pour les USA le petrole est vital, le WTI coute cher à l’extraction par fracking, la consomation est de 8 million bbl par jour et les reserves vont baisser. Donc l’alternative : maitriser les gros producteurs Koweit Arabie Irak et… le Venezuela ( malgré un petrole lourd dont les raffineries du Texas et Louisiane l’utilisent depuis des decenies).
En conclusion si la Chine envahit Taiwan qui va l’empecher au nom du droit international? L’Onu est devenu un agneau docile.
Nous sommes pas loin d’une bombe à retardement qui va nous exploser en pleine gueule ! car tous ces politiciens sont orgueilleux et derangés.
le financier
Une analyse fausse sur un point , jeffrey sachs montre assez bien que se sont les Usa qui ont affamés et detruit le venezuela par leur blocus comme ils le font avec cuba . Meme stigliz avait applaudi les reformes de chavez
A partir de la vos conclusions sont moins pertinente .
La seule chose que KS doit avoir peur c est de subir ce que ben ali a subit car il n aura pas le peuple avec lui contrairement a Maduro pour lequel il y a des dizaines de milliers de gens dans les rue de caracas qui appellent a sa liberation . Il est soutenu par son peuple contrairement aux opposants que les Usa viennent de fermer la porte car non populaire