Obtenir la nationalité française par mariage devient plus exigeant sur le plan linguistique à partir du 1ᵉʳ janvier 2026. Un décret publié en juillet 2025 prévoit en effet de relever le niveau de français requis pour les conjoints de Français souhaitant acquérir la nationalité. Désormais, il ne suffira plus d’un niveau intermédiaire : les candidats devront justifier d’une maîtrise plus avancée de la langue, relève le site Français du monde.
Cette nouvelle règle s’appliquera à toutes les demandes déposées à compter de cette date, qu’elles soient examinées en France ou à l’étranger.
Comment fonctionne aujourd’hui l’accès à la nationalité par mariage ?
La loi française permet à un étranger marié à un citoyen français de devenir français par déclaration, sans passer par une procédure classique de naturalisation. Mais cette voie reste encadrée par plusieurs conditions.
Il faut d’abord justifier d’au moins quatre années de mariage et prouver l’existence d’une vie commune réelle, à la fois affective et matérielle. À cela s’ajoute une exigence linguistique : le ou la candidat·e doit démontrer une connaissance suffisante du français, à l’oral comme à l’écrit.
Jusqu’ici, un niveau B1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) était exigé. Ce niveau pouvait être attesté par un diplôme ou par un test officiel reconnu, comme le TCF ou le TEF, généralement valable moins de deux ans au moment du dépôt du dossier.
Ce qui va changer à partir de 2026
Le décret n° 2025-648 du 15 juillet 2025 relève ce seuil linguistique. À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les personnes demandant la nationalité par mariage devront justifier d’un niveau B2 en français.
Concrètement, cela signifie être capable de s’exprimer avec aisance sur des sujets variés, de comprendre des textes relativement complexes et de défendre un point de vue de manière claire et structurée. Un niveau souvent requis pour des études universitaires ou des postes qualifiés, et nettement plus exigeant que le B1.
Vers un durcissement global des conditions d’accès à la nationalité
Le relèvement du niveau de langue s’inscrit dans un mouvement plus large de renforcement des conditions d’accès à la nationalité française. Le décret prévoit également l’introduction d’un examen civique portant notamment sur l’histoire de France et les valeurs républicaines, ainsi qu’un durcissement de certaines exigences liées à l’assimilation.
Ces évolutions traduisent une volonté des autorités françaises de conditionner davantage l’accès à la nationalité à une intégration linguistique, culturelle et civique jugée plus aboutie, au risque de complexifier davantage les parcours de naturalisation pour de nombreux couples binationaux.
R.B.H











2 commentaires
HatemC
C’est normal tu vis dans un pays tu parles la langue et surtout tu respectes ses lois Républicaines … je croise souvent des Tunisiens fraichement arrivée c’est l’horreur … ils elles ne parlent pas un mot de français et sans parler de leur accoutrement … @ se demander s’ils vivent au 21e siècle ou au 7e S … HC
Gg
Lorsque ma femme est arrivée en France avec une carte de résidente de dix ans, la première chose qu’elle a faite a consisté à suivre les cours de français pour étrangers dispensés par l’université.
Elle a eu le B1, puis le B2, en 6 mois.
Personnellement, je trouve cela normal…