Au sein du Parti Al Massar du 25-Juillet, la communication politique semble désormais se jouer à quelques heures près. Lundi 5 janvier 2026, à seulement deux heures d’intervalle, deux pages se réclamant « officiellement » du parti ont diffusé des communiqués totalement contradictoires au sujet de Mahmoud Ben Mabrouk, laissant l’opinion publique face à une confusion difficilement évitable.
Dans un premier communiqué, publié dans l’après-midi, le bureau politique d’Al Massar du 25-Juillet affirmait que Mahmoud Ben Mabrouk avait été officiellement exclu du parti dès août 2024 par la commission de discipline, une décision ensuite entérinée par le congrès national tenu les 24 et 25 mai 2025. Le parti y indiquait se dégager de toute responsabilité concernant les déclarations et agissements de l’intéressé, qu’il accuse de continuer à se prévaloir indûment du titre de secrétaire général.
Deux heures plus tard à peine, un second communiqué, émanant d’une autre page se présentant elle aussi comme celle du Parti Al Massar, venait contredire point par point cette version. Le texte démentait toute exclusion, affirmait que Mahmoud Ben Mabrouk demeure le secrétaire général « légitime » du parti en vertu d’une publication au Journal officiel, dénonçait une campagne hostile à son encontre et annonçait des poursuites contre l’auteur du premier communiqué, qualifié de faux.


Bilan de la séquence : deux communiqués, deux récits irréconciliables, deux légitimités revendiquées… et aucune certitude sur l’instance réellement habilitée à parler au nom du parti. En l’absence de clarification formelle, impossible de déterminer quelle page incarne l’autorité politique effective d’Al Massar du 25-Juillet.
Au-delà du cas Mahmoud Ben Mabrouk, cet épisode apparaît surtout comme le symptôme d’une époque. Des partis éclatés, des directions concurrentes, des communiqués publiés sur des pages rivales et une communication politique réduite à une bataille de publications numériques.
M.B.Z











Commentaire
Mhammed Ben Hassine
Un proverbe tun illustre bien ce tableau
« Chacun à son propre Satan dans la poche «