Suite à deux tragiques accidents survenus récemment au sein de l’unité des lavages de la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG), dans la région de Mdhilla, deux ouvriers ont perdu la vie. Ces événements douloureux ont suscité une profonde émotion au sein de la communauté locale et de l’ensemble du personnel de l’entreprise.
S’exprimant à ce sujet dans un communiqué officiel publié mardi 6 janvier 2026, le Conseil local de Mdhilla a exprimé sa vive indignation face à la répétition de telles tragédies, soulignant que la responsabilité incombe à toute personne dont la négligence ou le manquement a compromis les mesures de sécurité et de prévention indispensables à la protection de la vie des travailleurs sur les sites professionnels. Le droit à un travail sûr est rappelé comme un principe fondamental, non négociable et impératif.
Le Conseil local a formulé plusieurs demandes pressantes à l’attention des autorités compétentes et de la Compagnie des phosphates de Gafsa : l’ouverture immédiate et sérieuse d’une enquête afin de déterminer avec précision les circonstances des accidents et d’identifier les responsabilités ; la sanction de toute personne dont les actions ou omissions auront contribué à ces drames, conformément aux dispositions légales ; l’obligation pour l’entreprise de renforcer ses normes de sécurité, d’assurer la disponibilité de l’équipement nécessaire et de garantir une formation continue aux travailleurs ; ainsi que la mise en place de mesures concrètes et urgentes pour prévenir toute récidive de tels accidents.
Le Conseil local de Mdhilla a affirmé qu’il suivrait ce dossier avec la plus grande vigilance, rappelant son engagement constant pour la sécurité, la dignité et les droits des travailleurs. Il a réaffirmé sa détermination à défendre les intérêts des habitants de la région et à protéger leurs vies face à toute forme de négligence ou de manquement aux règles de sécurité.
L’activité de production de la CPG a été suspendue depuis la matinée du lundi 5 janvier 2026. L’ensemble des sites d’extraction et de lavage ont été à l’arrêt en raison de l’absence des agents, à la suite du décès de l’un de leurs collègues survenu la veille à la laverie numéro 3 de la région.
Selon le secrétaire général adjoint de la Fédération générale des mines, Faouzi Akrimi, ce mouvement était spontané et traduisait la colère des travailleurs face au manque de conditions de protection et de sécurité professionnelle sur les lieux de travail.

N.J










