Le secrétaire général régional de l’Union des diplômés chômeurs à Sidi Bouzid, Wassim Jdey, a exprimé le rejet catégorique de sa structure face aux appels lancés par certains membres des conseils locaux et régionaux en faveur de leur intégration dans la fonction publique, dans le cadre de l’application de la loi relative à l’emploi des diplômés de l’enseignement supérieur de longue durée.
Rejet de tout traitement préférentiel
Dans une déclaration à TuniGate, mercredi 7 janvier 2026, Wassim Jdey a estimé que la présence au sein des conseils locaux, régionaux ou territoriaux ne saurait constituer une priorité en matière de recrutement ni ouvrir la voie à un traitement préférentiel en dehors des dispositions prévues par la loi. Selon lui, l’appartenance à ces structures ne peut être assimilée à un droit automatique à l’emploi.
Il a souligné que la participation aux conseils locaux, quel que soit le niveau de responsabilité, ne confère aucun avantage par rapport aux autres diplômés chômeurs et ne saurait justifier une discrimination positive. « Le droit au travail ne se construit ni sur la proximité avec le pouvoir ni sur l’occupation de fonctions représentatives », a-t-il martelé, insistant sur les principes d’égalité et d’égalité des chances.
Une controverse autour de l’application de la loi
Wassim Jdey a rappelé que la loi encadrant l’emploi des chômeurs de longue durée repose sur des critères objectifs, et non sur des appartenances ou des loyautés politiques. Il a mis en garde contre toute tentative de lier l’accès à la fonction publique à une position politique ou institutionnelle, estimant qu’une telle approche porterait atteinte aux fondements mêmes de l’État et au principe de justice entre les citoyens.
Cette prise de position intervient alors que des membres des conseils locaux réclament leur intégration dans la fonction publique. À ce titre, le conseil régional du Kef a récemment adressé une correspondance à la présidence du gouvernement, appelant à la régularisation de la situation des membres des conseils locaux titulaires de diplômes universitaires, dans le cadre de l’application de la loi sur l’emploi des diplômés chômeurs de longue durée.
Une demande qui suscite une vive controverse, notamment au sein des structures représentant les diplômés chômeurs, lesquelles dénoncent toute forme de favoritisme et appellent au respect strict des principes de légalité, d’équité et d’égalité entre tous les candidats à l’emploi public.
S.H











3 commentaires
Mhammed Ben Hassine
Les intergrer dans fonction publique pour 15 20 ans qu’elle serait leurs retraite des mietes
Pourquoi pas les regrouper on groupe de 5 10 et leurs proposer de monter un projet ste communautaire si chère,eux qui sont diplômes sûrement ils vont réussir avec l’aide de letat mieux que ses groupes d’ouvriers.
Mhammed Ben Hassine
Soyons Clément
Tant qu’il y a un gâteau à partager pourquoi ne pas le faire ensemble n’étions pas tunisiens
HatemC
Le vrai problème : on se bat pour les miettes
– des diplômés chômeurs s’opposent à d’autres diplômés chômeurs,
– chacun défend son « droit » à une intégration exceptionnelle,
– pendant que l’État ne crée ni économie, ni emplois durables, ni vision.
On est face à une guerre des pauvres contre les pauvres, arbitrée par un pouvoir qui regarde sans trancher.
Les conseils locaux ont été vendus comme une participation citoyenne, presque un devoir civique.
Aujourd’hui, certains de leurs membres réclament une intégration dans la FONCTION PUBLIQUE.
Problème énorme :
Si l’engagement politique devient une voie détournée vers l’emploi, alors :
– on institutionnalise le favoritisme,
– on transforme la représentation locale en outil de loyauté,
– on vide le principe de compétence de tout sens.
Pourquoi, en 2026, la seule perspective offerte à des diplômés reste la fonction publique ?
Pourquoi :
– pas d’industrie,
– pas d’innovation,
– pas de PME soutenues sérieusement,
– pas de stratégie territoriale créatrice d’emplois ?
On discute qui aura droit à un poste public, au lieu de se demander pourquoi il n’y a que ça à distribuer.
Cette polémique n’est pas une dérive, elle est un système.
Un système où l’État ne crée plus de richesse, seulement des conflits.
Un système où l’on se bat pour entrer dans une fonction publique saturée, pendant que le pays s’enfonce.
La vraie injustice n’est pas le favoritisme potentiel.
La vraie injustice, c’est d’avoir réduit toute une génération à se battre pour des miettes … HC