Les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) et les recettes touristiques continuent de jouer un rôle clé dans l’économie tunisienne, apportant un soutien crucial aux devises et à la balance des paiements. Au 31 décembre 2025, la Tunisie a battu le record de l’année dernière, en se référant aux chiffres publiés récemment par la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Diaspora et tourisme : près de 17 milliards de dinars injectés dans l’économie
Ainsi, les recettes cumulées issues des transferts de la diaspora tunisienne ont augmenté de 6,03%, atteignant 8,76 milliards de dinars au 31 décembre 2025, contre 8,26 milliards de dinars à la même date en 2024.
Le secteur touristique n’est pas en reste : ses recettes ont progressé de 6,54%, passant de 7,6 milliards à 8,1 milliards de dinars sur la même période.
Un milliard de dinars supplémentaires en devises en un an
Au total, ces deux sources combinées ont généré 16,86 milliards de dinars jusqu’au 31 décembre 2025, contre 15,86 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 996,2 millions de dinars (+6,28%).
Ces chiffres confirment le rôle central de la diaspora et du tourisme dans le soutien des devises et de la balance des paiements, dans un contexte économique toujours marqué par des tensions sur les finances publiques.
I.N.











3 commentaires
HatemC
À première vue, 17 milliards de dinars (environ 5 milliards d’euros) peut sembler être une somme importante, mais si l’on gratte un peu la surface de l’économie macroéconomique, ça soulève des questions de fond très pertinentes sur la structure de l’économie tunisienne.
Ces deux piliers (tourisme et diaspora) ne sont pas basés sur une production industrielle ou technologique interne.
La Diaspora (TRE) : C’est une manne qui dépend de la santé économique de l’Europe. Si la zone euro entre en récession, ces transferts chutent.
Le Tourisme : C’est un secteur extrêmement volatil, sensible à la géopolitique et à la sécurité.
Mme I.N
Le tourisme tunisien reste majoritairement un tourisme de masse à bas coût (All-inclusive).
Pour attirer ces touristes, la Tunisie doit importer énormément de produits (énergie, nourriture haut de gamme, équipements).
Le résultat :
Une partie non négligeable des devises qui rentrent ressortent immédiatement pour payer les factures d’importation nécessaires au fonctionnement des hôtels.
La « valeur ajoutée nette » est donc bien plus faible que le chiffre brut de 8 milliards.
Pour savoir si 17 milliards de dinars est une somme « dérisoire » ou non, il faut regarder ce que la Tunisie doit payer en face :
Le service de la dette :
La Tunisie doit rembourser des milliards de dollars chaque année aux bailleurs de fonds internationaux. Ces recettes couvrent à peine les besoins de remboursement et l’achat de produits de base (blé, médicaments, carburant).
Le déficit commercial :
Si la balance commerciale est structurellement déficitaire à cause d’une industrie faible, ces 17 milliards ne sont qu’un « pansement » sur une hémorragie constante.
Vous célébrez des revenus « faciles » ou passifs au lieu de se réjouir d’une véritable transformation structurelle de l’économie (tech, industrie lourde, agriculture souveraine).
Si l’on compare ces 17 milliards de dinars au reste de l’économie, on voit que la Tunisie est dans une situation de « survie » plutôt que de croissance réelle.
Le chiffre de 17 milliards (Tourisme + Diaspora) est souvent utilisé par la Banque Centrale pour rassurer, car il permet de couvrir le service de la dette (le montant à rembourser chaque année), les médias devraient plutôt dénoncer et critiquer l’action du gouvernement … HC
le financier
Les fourmis de la diaspora se prive pour nourir les cigales du bled . La Tunisie serait le japon si seul la diaspora pouvait la gerer
a.naamani
EH oh je vous rappelle la règle qui prime sur toutes les autres c’est bien l’hypocrisie dans toutes ses formes , en Tunisie ceux qui rapportent le plus d’argent sont les touristes et surtout la diaspora c’est à dire les tunisiens qui vivent à l’étranger et que les tunisiens du BLED surnomme LESMIGRIS ces deux entités sont les plus critiqué voir détester. Je ne souhaiterai jamais pour le BLED l’absence de ces deux sources de richesses à cause de la bande de BLEDARD .