Hatem Hani, secrétaire général adjoint de la Fédération générale de l’enseignement secondaire relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est revenu, vendredi 9 janvier 2026, sur la décision du secteur de recourir au boycott des évaluations orales et écrites des élèves. Une mesure présentée comme un ultime levier de pression, après ce qu’il qualifie d’inaction persistante du ministère de l’Éducation face aux revendications des enseignants.
S’exprimant lors de la matinale de Mosaïque FM, le responsable syndical a assuré que cette décision n’était nullement improvisée. Elle intervient, selon lui, au terme d’un long processus marqué par des mobilisations répétées, de multiples correspondances officielles et des délais successivement accordés à l’administration, restés sans suite concrète.
Il a évoqué les mouvements de protestation régionaux et nationaux organisés le 26 février 2025, ainsi que les sit-in observés le 28 août 2025, durant la trêve estivale. À chaque étape, a-t-il insisté, les structures syndicales ont respecté les procédures en vigueur, en adressant des correspondances formelles au ministère. Celles-ci seraient toutefois restées sans réponse substantielle.
Il a, dans ce cadre, accusé le ministère de l’Éducation d’adopter une approche qu’il juge répressive, marquée notamment par des retenues sur salaire à l’encontre des protestataires.
Hatem Hani a, par ailleurs, accusé le département de l’Éducation de refuser toute forme de dialogue avec les organisations syndicales représentant les différentes composantes du secteur éducatif, qu’il s’agisse de l’enseignement secondaire, de l’enseignement de base, des surveillants, des cadres administratifs ou, plus largement, de l’ensemble du corps éducatif.
Abordant l’étape de l’escalade, le responsable syndical a confirmé que la décision de la commission administrative sectorielle prévoit le boycott de l’ensemble des évaluations et des examens du deuxième trimestre de l’enseignement secondaire. Cette mesure concerne aussi bien les épreuves orales que les devoirs surveillés, les travaux pratiques et les examens de fin de trimestre.
Il a justifié ce choix par ce qu’il considère comme une fermeture totale des canaux de dialogue et par le non-respect manifeste des accords conclus antérieurement — l’accord signé le 23 mai 2023, notamment — entre l’État et les partenaires sociaux. Il a dénoncé des retards significatifs dans l’application des promotions, faisant état de plusieurs mois non pris en compte, au détriment des enseignants concernés.
N.J










