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Salaheddine Salmi : la grève générale est, de fait, caduque

Par Sarra Hlaoui

Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salaheddine Salmi, a affirmé, dimanche 11 janvier 2026, que la grève générale annoncée pour le 21 janvier n’aurait pas lieu, dans les faits. Une déclaration lourde de sens dans un contexte de crise interne aiguë que traverse la centrale syndicale.

S’exprimant sur les ondes de Jawhara FM, en marge des travaux du 28e congrès régional de l’Union régionale du travail de Sfax, Salaheddine Salmi a estimé que la priorité n’est plus à l’escalade sociale, mais à la réorganisation interne de l’UGTT, plaidant avec insistance pour la tenue d’un congrès extraordinaire.

Selon lui, le bureau exécutif de l’organisation n’est aujourd’hui plus en mesure de gérer les dossiers des travailleurs ni de résoudre les conflits sociaux. « L’organisation est en danger », a-t-il averti, estimant que la poursuite de la situation actuelle pourrait conduire, à terme, à sa désintégration. Il a, dans ce sens, appelé les membres de l’instance administrative nationale à assumer pleinement leurs responsabilités, compte tenu de la gravité du moment.

Interrogé sur la démission du secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, Salaheddine Salmi a précisé que celle-ci ne deviendra effective que le 17 janvier courant, conformément aux dispositions statutaires en vigueur.

Ce point avait déjà été clarifié dans une précédente déclaration du syndicaliste, le dimanche 11 janvier 2026, cette fois sur les ondes de Mosaïque FM. Salaheddine Salmi y expliquait que la procédure de démission est strictement encadrée par l’article 219 du règlement intérieur de l’UGTT. Selon ce texte, la démission ne prend effet qu’à l’issue d’un délai de quinze jours à compter d’une convocation restée sans réponse.

Dans ce cadre, Noureddine Taboubi aurait été convoqué une première fois le 3 janvier, puis une seconde fois, sans se présenter. Le délai statutaire aurait ainsi commencé à courir à partir de cette seconde convocation non honorée, rendant la démission automatiquement exécutoire le 17 janvier, sauf retrait explicite de l’intéressé — seul habilité à revenir sur sa décision.

Pour ce qui est de la grève et selon les informations recueillies par Business News, Noureddine Taboubi n’aurait pas signé la lettre de convocation, son absence remettrait ainsi en question la tenue de ce mouvement

Ces déclarations confirment l’ampleur de la crise de gouvernance que traverse l’UGTT, tiraillée entre paralysie de ses instances, incertitudes sur son leadership et interrogations sur sa capacité à jouer son rôle historique de défense des droits sociaux dans un contexte national déjà tendu.

S.H

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