Le nouveau secrétaire général de l’Union régionale du travail (UGTT) à Sfax, Mohamed Abbes a livré, lors d’une déclaration médiatique lundi 12 janvier 2026, un message axé sur la responsabilité collective, la légitimité des instances dirigeantes et la nécessité de dépasser les divisions internes afin de préserver le rôle historique de l’organisation syndicale.
Abordant la question de la gouvernance au sein de l’UGTT, Mohamed Abbes a rappelé que le bureau exécutif était doté de prérogatives administratives claires et légalement établies. Selon lui, les décisions organisationnelles relèvent exclusivement de cette autorité, qui dispose également du droit d’interpeller et de convoquer l’ensemble des structures administratives de l’Union dans le respect de ses statuts.
Évoquant le dossier du congrès, il a indiqué que la décision relative à sa tenue relevait exclusivement des instances administratives compétentes. Si ces dernières tranchent en faveur d’un congrès au mois de mars, cette échéance devra constituer une opportunité pour mettre fin aux différends internes et recentrer l’action syndicale sur ses priorités fondamentales, selon ses dires.
« L’instance administrative demeure maîtresse de ses choix », a-t-il souligné avant de lancer un appel appuyé aux cadres de l’instance administrative de l’UGTT, les exhortant à assumer pleinement leurs responsabilités dans un contexte qu’il qualifie de décisif pour l’avenir de l’organisation. Il a insisté sur l’urgence de « sauver l’Union » face aux tensions internes et aux défis économiques et sociaux auxquels fait face le pays.
Pour le nouveau secrétaire général régional, l’UGTT ne peut se permettre de rester paralysée par des conflits internes. Il a rappelé que l’Union occupe une place centrale dans l’équilibre social et national, soulignant que son rôle dépasse le cadre strictement syndical pour toucher à la stabilité globale du pays. « Le redressement de l’Union générale tunisienne du travail portera en lui le rétablissement du pays », a-t-il conclu.
N.J












