L’enseignante Wafa Kethiri a été remise en liberté, ce mercredi 14 janvier 2026, a annoncé le syndicat universitaire de l’enseignement de base de Ben Arous dans un communiqué publié sur sa page officielle. Cette libération intervient à la suite d’une large mobilisation des enseignants de la région et de la pression exercée par les structures syndicales pour la défense de la dignité du corps éducatif.
Dans son communiqué, le syndicat a salué « l’élan de solidarité des confrères et leur rassemblement autour de leurs structures syndicales pour défendre la dignité de leur consœur, et à travers elle, celle de l’ensemble des éducateurs ». Il estime que cette mobilisation a contribué à sa libération et à sa reprise de ses activités professionnelles. En conséquence, le syndicat a annoncé la suspension du mouvement de protestation qui était prévu pour le jeudi, de 10 heures à midi.
Une arrestation qui divise l’opinion
L’enseignante avait été arrêtée à la suite d’une plainte déposée par la mère d’un élève, l’accusant d’avoir agressé physiquement son fils. Cette arrestation avait rapidement déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux, divisant l’opinion publique.
Si certaines voix ont salué la décision des autorités, y voyant une mesure ferme pour la protection des élèves, d’autres ont, en revanche, vigoureusement dénoncé l’arrestation, estimant qu’elle portait atteinte au principe de la présomption d’innocence. Ces derniers ont appelé à privilégier une enquête approfondie et impartiale avant toute mesure privative de liberté, rappelant la nécessité de respecter les garanties légales et les droits fondamentaux.
S.H










