Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Ayachi Hammami : « Je ne suis pas vaincu tant que je résiste ! »

Par Raouf Ben Hédi


Le prisonnier politique Ayachi Hammami a annoncé, jeudi 15 janvier 2026, la fin de sa grève de la faim qu’il avait observée pendant 43 jours. Dans une lettre adressée à ses soutiens, il exprime ses sentiments et revient sur cette lutte qu’il a menée depuis sa cellule,  transformée en véritable « salle de combat » pour la défense des droits et des libertés.

Un hommage à sa famille et à ses soutiens

Ayachi Hammami commence par saluer sa famille proche — sa femme Wahida et ses enfants, Fidaa, Hayat et Ahmed — dont il tire la force nécessaire pour résister. Il remercie également sa famille élargie et ses deux sœurs, Najoua et Mahbouba, pour leur soutien indéfectible. Il souligne que, malgré les épreuves et la souffrance liées à son emprisonnement, leur solidarité lui donne la force de continuer à se battre.

Il adresse ensuite un message militant à tous les activistes et sympathisants en Tunisie et à l’étranger. Il rend hommage à ceux qui ont manifesté dans les rues contre l’injustice et la répression, et qui ont fondé la « Coordination nationale pour la libération des prisonniers politiques », devenue aujourd’hui le porte-voix des détenus politiques dans les prisons tunisiennes. Ayachi Hammami leur souhaite de poursuivre leur combat pour une Tunisie libre et démocratique, garantissant les droits et les libertés.

Remerciements au personnel pénitentiaire

Il remercie également l’administration de la prison de Mornaguia, en particulier les médecins et le personnel paramédical, pour le suivi quotidien de son état de santé depuis son incarcération, ainsi que pour la qualité des soins reçus. Il souligne aussi « le comportement respectueux du personnel administratif et des agents pénitentiaires, ce qui contraste avec les pratiques d’avant la révolution, où la prison était un lieu de vengeance politique ». Il souhaite que « ce respect soit étendu à tous les détenus à travers toutes les prisons du pays ».

Un combat qui continue

Ayachi Hammami précise qu’il ne cherche pas le repos en prison, qu’il veut continuer à faire de sa détention un lieu de résistance. Mais il laisse à son corps le temps de récupérer un peu de force avant d’entamer, début février, une nouvelle grève de la faim mensuelle pour maintenir la cause des prisonniers politiques en lumière. Il affirme sa détermination, convaincu que cette cause restera au cœur des préoccupations de tous les Tunisiens attachés aux libertés et à la démocratie.

Concluant son message sur une note de défi, il écrit : « Je ne suis pas vaincu tant que je résiste », avant de terminer sur un ton plus léger en demandant : « Où est le café ? », reprenant la phrase du journaliste Moez Elbey.

R.B.H

R.B.H

Subscribe to Our Newsletter

Keep in touch with our news & offers