Le bureau de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) s’est réuni, jeudi 15 janvier 2026, pour la première fois depuis le début de l’année afin de procéder à la répartition des responsabilités au sein de l’instance dirigeante du Parlement.
Répartition complète des responsabilités au sein du bureau
La réunion s’est tenue sous la présidence de Brahim Bouderbela, président de l’Assemblée des représentants du peuple. À l’issue de cette séance, la composition du nouveau bureau a été arrêtée comme suit :
- Président : Brahim Bouderbela
- Vice-présidente : Sawsen Mabrouk
- Vice-président : Anouar Marzouki
Les assesseurs du président ont été désignés avec les attributions suivantes :
- Nabil Hamdi, assesseur du président chargé des affaires législatives
- Maher Boubaker Hadhri, assesseur du président chargé du suivi de l’action de contrôle
- Adel Bousselmi, assesseur du président chargé des relations avec l’autorité judiciaire et les instances constitutionnelles et nationales
- Imed Ouled Jebril, assesseur du président chargé des relations avec le Conseil national des régions et des districts
- Fakhri Abdelkhalek, assesseur du président chargé des relations extérieures, des Tunisiens à l’étranger et de la migration
- Walid Hajji, assesseur du président chargé des relations avec le citoyen et la société civile
- Mokhtar Ifaoui, assesseur du président chargé de l’information et de la communication
- Jalel Khedmi, assesseur du président chargé de la gestion générale
- Ahmed Saidani, assesseur du président chargé des grandes réformes
- Sonia Ben Mabrouk, assesseure du président chargée des affaires des députés
Cette répartition des responsabilités fixe le cadre organisationnel du fonctionnement du bureau de l’Assemblée des représentants du peuple pour l’année parlementaire 2026.
Un contexte de paralysie partielle du Parlement
Ce nouveau bureau est nommé dans un contexte marqué par des critiques internes concernant le fonctionnement du Parlement. Certains députés ont dénoncé ces dernières semaines un ralentissement des travaux, en raison de l’absence de séances plénières destinées à compléter les commissions permanentes, dont la dernière élection remonte au 25 décembre 2024.
Des élus, parmi lesquels le député Mohamed Ali, ont exprimé publiquement leur inquiétude face à cette situation, jugeant que le Parlement ne dispose pas encore de toutes ses structures opérationnelles nécessaires pour exercer pleinement ses missions législatives et de contrôle. Ces tensions interviennent après plusieurs démissions au sein du Bureau de l’Assemblée et la préparation d’une motion de retrait de confiance contre le président de l’Assemblée, dont le dépôt avait été reporté afin de ne pas perturber les débats sur le projet de Loi de finances 2026.

I.N.










