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Des hommes divorcés manifestent devant l’ARP pour réclamer une réforme des lois sur la pension alimentaire

Par Nadya Jennene

Un groupe d’hommes divorcés a organisé, jeudi 15 janvier 2026, un rassemblement devant le siège du Parlement, afin de réclamer une révision des lois encadrant la pension alimentaire en Tunisie. Les manifestants veulent faire entendre une voix qu’ils estiment marginalisée dans un débat juridique et social aux répercussions profondes sur la vie familiale.

Les participants ont fait entendre leurs revendications à travers une série de slogans. Ils ont notamment plaidé en faveur de l’instauration d’une garde partagée des enfants, fondée sur une responsabilité parentale équilibrée, et dénoncé le recours à l’emprisonnement comme réponse au non-paiement de la pension alimentaire, estimant qu’une telle mesure punit la précarité sans résoudre durablement la question de l’entretien des enfants.

En Tunisie, la pension alimentaire est régie par le Code du statut personnel (CSP), notamment par les articles 37 à 48. Elle vise à garantir l’entretien des enfants ou, dans certains cas, celui de l’ex-conjoint en situation d’indigence. Le montant est fixé par le juge en fonction des besoins de l’enfant et des revenus du parent débiteur, représentant généralement entre 20 et 30% des revenus pour un enfant. 

La pension peut être réclamée devant le tribunal compétent. En cas de non-paiement volontaire, la loi prévoit des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement. Les manifestants estiment toutefois que l’application actuelle de ces dispositions ne tient pas suffisamment compte de la réalité économique et sociale de nombreux pères divorcés. Ils dénoncent une approche qu’ils jugent déséquilibrée. 

En réclamant une garde alternée à parts égales, les protestataires plaident pour une reconnaissance accrue du rôle des deux parents après le divorce, estimant que l’intérêt de l’enfant passe par un lien équilibré avec son père et sa mère.

À ce stade, aucune réaction officielle n’a été annoncée de la part des autorités ou du Parlement. Les organisateurs du sit-in affirment toutefois leur intention de poursuivre la mobilisation afin d’obtenir l’ouverture d’un dialogue sur une réforme qu’ils jugent indispensable.

N.J

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Commentaire

  1. Bouraoui Ben sassi

    16 janvier 2026 | 11h10

    oui suid pas divorcé mais cette pension est excessive pour la pluspart des divorcés
    y a meme des femmes qui travaillent et jouissent de cette pension encore d’autre apres divorce vivent en concubinage et joissent aussi de ce cadeau qui empoisonne le mari