La députée Fatma Mseddi a ravivé, jeudi 15 janvier 2026, le débat sur l’efficacité de l’action gouvernementale en appelant explicitement à un remaniement ministériel. Dans un statut publié sur sa page Facebook, l’élue a résumé sa position en quelques mots : « Parce que les crises exigent des décisions et du sens des responsabilités… nous avons réellement besoin d’un remaniement ministériel. »
Cet appel intervient dans un contexte national marqué par une accumulation de crises : tensions économiques persistantes, pressions sociales croissantes, difficultés budgétaires et défiance grandissante à l’égard de certaines politiques publiques. Pour Fatma Mseddi, l’équipe gouvernementale actuelle révèle des limites qui ne peuvent plus être ignorées. Sans nommer directement les ministres concernés, son message laisse transparaître une insatisfaction profonde face à ce qu’elle considère comme un manque de décisions courageuses et de responsabilité politique.
La position de la députée n’est toutefois pas isolée. Plusieurs parlementaires, issus de différents blocs et sensibilités politiques, ont exprimé leur mécontentement quant au rendement de plusieurs membres du gouvernement. Dans les couloirs de l’Assemblée comme lors des séances plénières, les critiques se multiplient, pointant tantôt l’absence de vision stratégique, tantôt la lenteur dans la mise en œuvre des réformes annoncées.

Les critiques portent notamment sur la faiblesse des résultats, le manque de coordination entre l’exécutif et le pouvoir législatif et l’incapacité à traduire les orientations politiques en mesures concrètes perceptibles par les citoyens.
Certains députés estiment, par ailleurs, que plusieurs membres du gouvernement travailleraient en contradiction, voire en opposition, avec le projet politique du président Kaïs Saïed. Selon ces élus, des ministres ne s’inscriraient pas clairement dans la ligne présidentielle, freinant ainsi la mise en œuvre des réformes annoncées et affaiblissant la cohérence globale de l’action de l’État.
Ces accusations, formulées tantôt explicitement, tantôt à demi-mot lors des séances parlementaires traduisent une fracture préoccupante entre l’exécutif et une partie de la représentation nationale.
Ces tensions ont été particulièrement visibles lors des débats houleux ayant accompagné l’examen du budget de l’État. Les discussions, souvent marquées par des échanges vifs et parfois acrimonieux, ont mis en lumière une fracture nette entre l’exécutif et une partie des députés. Ces derniers ont reproché à plusieurs ministres une défense jugée peu convaincante de leurs choix budgétaires, ainsi qu’un manque de clarté sur les priorités économiques et sociales du gouvernement dans une conjoncture pourtant critique.
Au fil des interventions, le budget est ainsi devenu le révélateur d’un malaise plus profond : celui d’un Parlement qui peine à faire confiance à une équipe gouvernementale accusée de ne pas être à la hauteur des défis actuels.
Pour nombre d’élus, un remaniement ministériel apparaît désormais comme une option sérieusement envisagée, sinon indispensable, afin de redonner un souffle nouveau à l’action de l’État et de restaurer une dynamique politique capable de répondre aux attentes de la population.
N.J











2 commentaires
le financier
un nouveau gouvernement tous les mois et ils gardent tous les avantages salaire retraites , bientot tous les tunisiens auront ete ministre une fois dans leur vie
Hannibal
Un mauvais recruteur recrute toujours de mauvais profils.
Derrière leurs postures, ces gens disent au recruteur : « à moi, à moi, à moi, … ».
Entre-temps, le bateau coule …