Une institutrice à l’école primaire Sabbala à Mornag récemment interpellée dans le cadre d’une affaire de violences présumées sur l’un de ses élèves, a pris la parole jeudi 15 janvier 2026 sur les ondes de Jawhara FM afin de livrer sa version des faits. Une intervention au ton posé, marquée par le souci de rétablir sa vérité dans un dossier qu’elle qualifie de profondément injuste.
Enseignante de français et d’anglais depuis plus de vingt ans dans le secteur public, elle affirme n’avoir jamais fait l’objet d’aucune sanction disciplinaire ni de la moindre plainte. Elle décrit sa relation avec ses élèves comme bienveillante, presque maternelle, fondée sur le respect et l’accompagnement pédagogique.
Selon son témoignage, les faits remontent à un cours ordinaire durant lequel un élève, connu pour des troubles du comportement, a perturbé à plusieurs reprises le déroulement de la séance.
Après avoir tenté de le calmer en classe, l’enseignante explique avoir été contrainte de le faire sortir afin de l’emmener au bureau du directeur. Ce dernier lui a alors conseillé de réintégrer l’élève en classe, afin d’éviter toute complication, d’autant qu’un différend avait déjà opposé les parents de l’enfant à un autre enseignant de l’établissement.
Le lendemain, la situation prend une tournure inattendue. L’institutrice est convoquée par la direction et se retrouve face aux parents de l’élève. La mère l’accuse directement d’avoir exercé des violences sur son fils, présentant des photographies montrant un saignement au niveau de la bouche de l’enfant.
L’enseignante affirme que plusieurs collègues ainsi que des élèves présents ont attesté qu’aucun acte violent n’avait été commis en classe. Elle ajoute que deux élèves, initialement cités, auraient reconnu par la suite avoir été incités à fournir un faux témoignage par la mère de leur camarade.
Malgré ces éléments, l’institutrice est conduite au poste de police, auditionnée puis placée en garde à vue, après consultation du parquet. Elle indique que les examens médicaux effectués à l’hôpital n’ont établi aucun lien entre l’état de l’élève et une quelconque violence scolaire. Selon elle, le rapport médical conclut que l’enfant souffre d’une pathologie susceptible de provoquer des saignements spontanés.
N.J










